Le n° 5 du Bulletin du réseau l’Économie des travailleuses et des travailleurs vient de paraitre
En téléchargement :
https://www.syllepse.net/syllepse_images/newsletter-of-the-workers-economy-network-n-deg--5.pdf
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Peut-être ne savons-nous pas qu’il existe des Ukrainien·nes qui luttent contre l’invasion de leur pays et contre les politiques néolibérales de leur gouvernement.
Peut-être ne savons-nous pas qu’il existe des organisations syndicales, étudiantes, féministes et politiques en Ukraine qui partagent nos combats et nos idées.
Peut-être ne savons-nous pas qu’il existe des forces antiguerre et progressistes et des peuples opprimés dans la Fédération de Russie.
Chaque génération est marquée par les grandes luttes et mobilisations qui ont été reconnues, au-delà des diversités des situations, comme communes et significatives. Admettons l’hypothèse que les jeunesses du monde sont engagées dans une troisième génération.
Tout d’abord, il faut clarifier le sens du mot «réforme». Longtemps, il a signifié la perspective d’une amélioration globale du sort du plus grand nombre. Etre opposé aux réformes signifiait alors être un conservateur partisan de l’ordre établi. L’une des forces du néolibéralisme a été de récupérer ce mot pour en faire le moteur idéologique d’une suite de régressions sociales majeures, celles et ceux qui y étaient opposés étant taxés d’être eux-mêmes des conservateurs. Le projet néolibéral avait été résumé en 2007 par Denis Kessler dans la revue Challenges : «La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !»
Même si Denis Kessler exagérait la portée du programme du CNR et ses réalisations concrètes, l’intention y est clairement exprimée : il s’agit d’une offensive méthodique, générale visant à essayer de déconstruire la place qu’avaient réussi à occuper les dominés dans la société. Place fragile, issue de rapports de force, mais néanmoins importante, que l’on pense aux services publics ou à la sécurité sociale échappant à la stricte logique marchande. Des germes émancipateurs ont réussi à voir le jour alors même que le capital n’a jamais cessé d’être dominant dans la société.
P
Les gauches, les écolos, et autres mouvements supposés progressistes, ne soutiennent généralement pas (ou peu) leurs homologues ukrainiens, russes et belarus…
En ce début d’année 2023, alors que nous approchons du premier anniversaire du déclanchement de la guerre d’agression que Poutine, diverses questions restent en suspens, concernant l’attitude des progressistes en France, en Europe, dans le Monde vis-à-vis de cette guerre et des forces progressistes dans les pays concernés.
Ignorer la guerre ? Ignorer les militants locaux…
Une partie de la gauche sociale et écologiste en Europe et plus encore dans d’autres parties du monde, aux Amériques, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, à plus ou moins adopté le « narratif » poutinien selon lequel l’Ukraine est considérée simple pion passif de l’Occident, lequel serait (puisque « potentiellement agresseur »), le responsable de cette guerre.
Regardez la vidéo sur l’École féministe Berta Cáceres de la Marche Mondiale des Femmes des Amériques
A l’échelle nationale, Bordeaux et le département de la Gironde ont figuré parmi les territoires où l’impact et les manifestations des Gilets Jaunes ont été les plus fort·es . C’est ce rapport de forces construit par les Gilets Jaunes d’une part, et l’engagement d’équipes de recherche de différentes disciplines universitaires motivées par l’irruption des Gilets Jaunes d’autre part, qui ont rendu possible à la fois la prise en compte des Gilets Jaunes par les collectivités locales à Bordeaux et ailleurs en Gironde, une remarquable couverture de presse et enfin l’organisation de ce colloque les 16 et 17 novembre, date anniversaire de l’irruption du mouvement.
A cette occasion une résolution a été votée, concernant l’Ukraine :
L’Ard Fheis condamne sans équivoque toute forme d’impérialisme ou
d’agression coloniale.
Nous nous opposons au déni d’autodétermination nationale et à toutes les
violations de souveraineté nationale à travers le monde, sans aucune exception.
Nous affirmons que la primauté du droit international doit être soulignée et
renforcée, respectueuse de l’exercice de l’autodétermination nationale, de la
souveraineté et de la démocratie dans toutes les nations.
Nous sommes allés à la rencontre de ces autogestionnaires ukrainiens. Nous publions l’interview de Ksénia, membre de la coopérative QueerLab qui a pris le temps et a eu l’énergie de répondre à nos questions alors que les drones irano-russe semaient la mort et les destructions en Ukraine. Qu’elle soit ici remerciée. Nous espérons publier d’autres témoignages dans les semaines qui viennent. Des contacts sont pris dans ce sens
https://us02web.zoom.us/j/82737617839?pwd=cE9SZ1FvUGtXSmVqME42aWN4OUpNUT09
(par téléphone : 01 70 95 03 50, puis ID de réunion : 827 3761 7839 et Code secret : 110654)
Attaques antisociales, politiques liberticides, racisme banalisé, menace néofasciste amplifiée par la présence désormais de 89 députés RN à l'Assemblée et les porosités de plus en plus grandes entre droites et extrême droite, amplification du désastre écologique : la situation est grave.
Les deux auteurs se donnent un interlocuteur/adversaire imaginaire, lequel présente une somme d’étonnantes caractéristiques :
° Sourd aux déclarations affirmant la condamnation de l’agression russe et l’empathie pour le peuple ukrainien et les malheurs dont il est victime.