dimanche 23 septembre 2018

Pour l’indépendance de la Kanaky, par Ensemble!

Les projections sur les intentions de vote du premier référendum sur l’indépendance du 4 novembre ne prêtent pas à l’optimisme. C’est bien la victoire du Non qui est annoncée. Il est dans la logique coloniale de peuplement qui laisse aujourd’hui les kanaks minoritaires dans leur propre pays. 

Cette victoire annoncée du NON a été très largement encouragée politiquement par les autorités françaises en particulier en raison des changements des critères de participation au référendum d’autodétermination entraînant la non inscription d’environ 30% de la population Kanak. La colonisation ne s’est pas arrêtée avec les accords de Matignon de 1988 puis de Nouméa de 1998. 

mardi 18 septembre 2018

Populisme de gauche, du nouveau ? A propos du dernier livre de Chantal Mouffe, par Pierre Khalfa

Le dernier livre de Chantal Mouffe, Pour un populisme de gauche[1],offre l’occasion de faire le point sur les fondements, les évolutions et les problèmes de ce qui se présente comme une nouvelle stratégie pour la gauche[2]. 

On envisagera cet ouvrage en le replaçant dans la lignée d’autres écrits, en particulier le livre fondateur d’Enersto Laclau La raison populiste[3]. 

Une conception tronquée de la politique 

Tout au long de ses écrits, Chantal Mouffe dénonce à juste titre l’illusion d’une politique sans conflits. Elle critique les conceptions consensuelles de la démocratie en affirmant « la nature hégémonique de tout ordre social »[4]. Dans son dernier ouvrage, elle oppose « deux façons d’envisager le champ politique. L’approche associative le présente comme la sphère de la liberté et de l’action de concert. À l’inverse l’approche dissociative le conçoit comme l’espace du conflit et de l’antagonisme[5] » et logiquement elle se réclame explicitement de cette dernière conception. 

mardi 4 septembre 2018

Brésil : urgent: tout faire pour empêcher la victoire de Lula et du PT, par João Sette Whitaker Ferreira

Depuis l'incarcération de Lula, les événements se suivent selon le scénario très précis mis en place par la droite brésilienne, dont l'objectif, aujourd'hui plus clair que jamais, est d'empêcher l'ancien président de revenir au pouvoir. Mais ce scénario a apparemment tout prévu, sauf une chose : que Lula, même en prison, voit sa popularité croître jour après jour, au point presque de pouvoir gagner les élections au premier tour, selon les sondages actuels (Lula a environ 38% des intentions de vote)

Le PT - Parti des Travailleurs a, de son côté, mis en place sa stratégie, sous la houlette du génie politique qu'est Lula, qui depuis la prison, réussit tant bien que mal à se réunir avec ses proches. 

Nous avions déjà anticipé, dans l'article précédent, les principaux éléments de cette stratégie: 

Débat avec Emmanuel Dockès et Benoît Borrits mercredi 19 septembre, 19h, au Maltais Rouge


Soiré co-organisée par Le réseau (AAAEF), l’Association Autogestion, ATS, l’OMOS et le Temps des Lilas  

Nous contestons le pouvoir donné aux actionnaires de diriger une entreprise dans laquelle ils ne travaillent pas, pouvoir qu’ils justifient par l’investissement qu’ils ont réalisé. 

Dans le cadre d’une économie sans actionnaires, quels seraient les outils de financement qui pourraient être à la disposition des unités de production ? 

Quelles seraient les formes juridiques possibles pour une unité de production ? 

Comment favoriser la liberté d’entreprendre ? 

Cette soirée d’échanges et de débats sera organisée à partir d’une double introduction d’Emmanuel Dockès (auteur de Voyage en Misarchie, Essai pour tout reconstruire, Éditions du Détour, 2017) et de Benoît Borrits (auteur d’Au-delà de la propriété, pour une économie des communs, La Découverte, 2018).

lundi 27 août 2018

L'autogestion dans les années 68. Colloque débat samedi 13 octobre de 9h à 18h30 à Paris. Programme définitif

31, rue de la Grange aux Belles 75010 Paris 
Métro ligne 2, Colonel Fabien ; bus 75 ou 26 

Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai et juin 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement. 

Mais 1968 ne se résume ni à la France, ni aux seuls mois de mai et de juin. Les « années 68 » sont marquées par des luttes dans lesquelles des dynamiques autogestionnaires sont en œuvre. 

En France, dans l’après-68 on le note tant dans les établissements scolaires et universitaires (Le 1973 lycéen, Vincennes) que dans les entreprises (Lip, Pil, Imro…), sur le plateau du Larzac, dans les expérimentations communautaires. 

mardi 21 août 2018

Le « campisme » Une vision idéologique des questions internationales , par Bernard Dréano

Intervention prononcée à l'occasion du cycle Mai 68 vu des Suds Séance de clôture, le 14 avril 2018 au CICP

A l’époque de la guerre froide, nombre de mouvements de gauche, et pas seulement les partis communistes orthodoxes, professaient la défense absolue du « camp socialiste », nouvelle forme supposée « internationaliste » du right or wrong my country 1. 

Un nouveau « campisme » consiste à soutenir certains mouvements ou certaines politiques d’Etats considérés comme « anti-impérialistes » au nom de leur résistance supposée à l’impérialisme hégémonique états-unien et occidental, ce dernier étant accusé d’être à l’origine de toute contestation populaire qui s’opposerait à ces Etats ou mouvements… 

Un « campisme » sans camp et sans  alternative anti-impérialiste réelle …, consistant à soutenir certains Etats, certains régimes au nom de présupposés géopolitico-idéologiques, 

mercredi 25 juillet 2018

Bilan et perspectives du Mouvement Altermondialiste après le forum social mondial de Salvador de Bahia 2018

A un moment où la référence altermondialiste semble présenter moins d’intérêt au sein de la gauche de gauche, en particulier dans notre pays, c’est le thème que notre Réseau pour l’Autogestion, les Alternatives, l’Altermondialisme, l’Ecologie et le Féminisme avait choisi d’approfondir lors de la journée de travail qu’il a tenue le 9 juin dernier au Maltais Rouge à Paris. 

Pour nous, même s’il en est moins questions dans les grands médias, les apports de ce Mouvement au projet d’émancipation gardent toute leur pertinence et il continue à irriguer les mobilisations à travers la planète. 

C’est ainsi qu’après que Bruno Della Sudda soit revenu sur l’histoire de l’Altermondialisme et sur l’originalité de ses caractéristiques politiques, Gus Massiah, acteur majeur des forums sociaux mondiaux, nous a fait part des évolutions de ce Mouvement. 

Nous mettons en ligne les vidéos de leurs interventions respectives : 

lundi 23 juillet 2018

Paris samedi 13 octobre 2018 : "L'Autogestion dans les années 68"


Au siège national de l’Union Syndicale Solidaires 
31 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris

Journée débat co-organisée par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires. 

Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai et juin 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement. 

lundi 2 juillet 2018

Charles Piaget : Sans mai 68, il n'y aurait pas eu Lip 73


Communs et autogestion, de quoi parle-t-on ? Retour sur la réunion de réflexion du 12 avril dernier

Quelques éléments des exposés introductifs 

Autogestion par Catherine Samary 

Autogestion et communs sont deux notions qui remettent en cause la propriété privée. 

L’autogestion est un principe d’organisation d’une autre société. Elle est incompatible avec un système capitaliste car elle met en cause la nature de la propriété, qui doit être socialisée, les rapports de domination liés au salariat, le rôle de la monnaie et la forme de financement qui ne doivent pas donner un pouvoir sur la gestion et sur l’organisation du travail. 

Cette incompatibilité ne signifie pas qu’il faille attendre le Grand Soir, tout en sachant que toute expérience dans un cadre capitaliste risque de se terminer par un enlisement et une intégration dans le mode dominant. 

lundi 4 juin 2018

Populisme... ou bien émancipation et autogestion. Les débats

Le 24 Mars dernier, notre Réseau a tenu une journée de réflexion sur la signification et les limites de ce qu'on appelle le "populisme de gauche". Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris. 

Après avoir publié sur le blog les exposés introductifs des 3 intervenants pressentis pour cette journée de travail, nous mettons en ligne l'enregistrement vidéo des extraits les plus significatifs des débats qui ont suivi : 

 - le débat autour des thèses de E Laclau et C Mouffe :


- Populismes en Amérique indo afro latine - le débat : 


  
- "Eux et nous" - le débat :


dimanche 20 mai 2018

Altermondialisme, bilan et perspectives après Salvador de Bahia 2018, samedi 9 juin au Maltais rouge. Invitation

Dès le début des années 2000, nous avions perçu et analysé le mouvement altermondialiste comme un mouvement d'émancipation majeur. Appelé aussi le « mouvement des mouvements », l'altermondialisme a eu un impact considérable et il a été pour nous un terrain de participation active et d'observation à la fois pratique et théorique, d'un point de vue à la fois autogestionnaire, écologiste, féministe et bien sûr internationaliste. 

Après le coup d'envoi de Porto-Alegre, les nombreuses éditions précédentes du FSM et celle de Salvador de Bahia en mars dernier, mais aussi la multiplication des forums thématiques, où en est aujourd'hui l'altermondialisme ? 

Que signifie le fait qu'il semble passé de mode quand on observe le faible traitement médiatique qui lui a été réservé à l'occasion des éditions du FSM de Tunis en 2013 et 2015, qui ont pourtant été des succès ? 

Jacques Bidet : "Eux et nous", une alternative au populisme de gauche



Richard Neuville : les expériences populistes en Indo Afro Amérique Latine



Pierre Khalfa : à propos des thèses d'E. Laclau et de C. Mouffe