A un moment où la référence altermondialiste semble présenter moins d’intérêt au sein de la gauche de gauche, en particulier dans notre pays, c’est le thème que notre Réseau pour l’Autogestion, les Alternatives, l’Altermondialisme, l’Ecologie et le Féminisme avait choisi d’approfondir lors de la journée de travail qu’il a tenue le 9 juin dernier au Maltais Rouge à Paris.
Pour nous, même s’il en est moins questions dans les grands médias, les apports de ce Mouvement au projet d’émancipation gardent toute leur pertinence et il continue à irriguer les mobilisations à travers la planète.
C’est ainsi qu’après que Bruno Della Sudda soit revenu sur l’histoire de l’Altermondialisme et sur l’originalité de ses caractéristiques politiques, Gus Massiah, acteur majeur des forums sociaux mondiaux, nous a fait part des évolutions de ce Mouvement.
Nous mettons en ligne les vidéos de leurs interventions respectives :
mercredi 25 juillet 2018
lundi 23 juillet 2018
Paris samedi 13 octobre 2018 : "L'Autogestion dans les années 68"
31 rue de la Grange aux
Belles 75010 Paris
Journée débat co-organisée par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires.
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai et juin 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement.
lundi 2 juillet 2018
Communs et autogestion, de quoi parle-t-on ? Retour sur la réunion de réflexion du 12 avril dernier
Quelques éléments des exposés introductifs
Autogestion par Catherine Samary
Autogestion et communs sont deux notions qui remettent en cause la propriété privée.
L’autogestion est un principe d’organisation d’une autre société. Elle est incompatible avec un système capitaliste car elle met en cause la nature de la propriété, qui doit être socialisée, les rapports de domination liés au salariat, le rôle de la monnaie et la forme de financement qui ne doivent pas donner un pouvoir sur la gestion et sur l’organisation du travail.
Cette incompatibilité ne signifie pas qu’il faille attendre le Grand Soir, tout en sachant que toute expérience dans un cadre capitaliste risque de se terminer par un enlisement et une intégration dans le mode dominant.
Autogestion par Catherine Samary
Autogestion et communs sont deux notions qui remettent en cause la propriété privée.
L’autogestion est un principe d’organisation d’une autre société. Elle est incompatible avec un système capitaliste car elle met en cause la nature de la propriété, qui doit être socialisée, les rapports de domination liés au salariat, le rôle de la monnaie et la forme de financement qui ne doivent pas donner un pouvoir sur la gestion et sur l’organisation du travail.
Cette incompatibilité ne signifie pas qu’il faille attendre le Grand Soir, tout en sachant que toute expérience dans un cadre capitaliste risque de se terminer par un enlisement et une intégration dans le mode dominant.
lundi 4 juin 2018
Populisme... ou bien émancipation et autogestion. Les débats
Le 24 Mars dernier, notre Réseau a tenu une journée de réflexion sur la signification et les limites de ce qu'on appelle le "populisme de gauche". Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris.
Après avoir publié sur le blog les exposés introductifs des 3 intervenants pressentis pour cette journée de travail, nous mettons en ligne l'enregistrement vidéo des extraits les plus significatifs des débats qui ont suivi :
- le débat autour des thèses de E Laclau et C Mouffe :
- "Eux et nous" - le débat :
Après avoir publié sur le blog les exposés introductifs des 3 intervenants pressentis pour cette journée de travail, nous mettons en ligne l'enregistrement vidéo des extraits les plus significatifs des débats qui ont suivi :
- le débat autour des thèses de E Laclau et C Mouffe :
- Populismes en Amérique indo afro latine - le débat :
- "Eux et nous" - le débat :
dimanche 20 mai 2018
Altermondialisme, bilan et perspectives après Salvador de Bahia 2018, samedi 9 juin au Maltais rouge. Invitation
Dès le début des années 2000, nous avions perçu et analysé le mouvement altermondialiste comme un mouvement d'émancipation majeur.
Appelé aussi le « mouvement des mouvements », l'altermondialisme a eu un impact considérable et il a été pour nous un terrain de participation active et d'observation à la fois pratique et théorique, d'un point de vue à la fois autogestionnaire, écologiste, féministe et bien sûr internationaliste.
Après le coup d'envoi de Porto-Alegre, les nombreuses éditions précédentes du FSM et celle de Salvador de Bahia en mars dernier, mais aussi la multiplication des forums thématiques, où en est aujourd'hui l'altermondialisme ?
Que signifie le fait qu'il semble passé de mode quand on observe le faible traitement médiatique qui lui a été réservé à l'occasion des éditions du FSM de Tunis en 2013 et 2015, qui ont pourtant été des succès ?
Après le coup d'envoi de Porto-Alegre, les nombreuses éditions précédentes du FSM et celle de Salvador de Bahia en mars dernier, mais aussi la multiplication des forums thématiques, où en est aujourd'hui l'altermondialisme ?
Que signifie le fait qu'il semble passé de mode quand on observe le faible traitement médiatique qui lui a été réservé à l'occasion des éditions du FSM de Tunis en 2013 et 2015, qui ont pourtant été des succès ?
Populisme... ou bien autogestion et émancipation ?
C'était le thème de la journée de réflexion que le Réseau pour l'Autogestion, les Alternatives, l'Altermondialisme, l'Ecologie et le Féminisme a tenu le Samedi 24 Mars.
Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris et qui a démarré, en guise d'exposé introductif au débat, par un regard critique porté par Pierre Khalfa sur les thèses d'Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, deux penseurs du populisme qui font aujourd'hui référence dans une partie de la gauche européenne. Des thèses qui, selon l'intervenant, comportent une part de vérité comme la rupture avec la "centralité ouvrière" dans le combat pour l'émancipation au sein des sociétés modernes; mais qui révèlent aussi des contradictions dans le raisonnement et des risques de forte dérive avec le rôle dévolu par ces auteurs au "leader" qui doit "construire le peuple"
Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris et qui a démarré, en guise d'exposé introductif au débat, par un regard critique porté par Pierre Khalfa sur les thèses d'Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, deux penseurs du populisme qui font aujourd'hui référence dans une partie de la gauche européenne. Des thèses qui, selon l'intervenant, comportent une part de vérité comme la rupture avec la "centralité ouvrière" dans le combat pour l'émancipation au sein des sociétés modernes; mais qui révèlent aussi des contradictions dans le raisonnement et des risques de forte dérive avec le rôle dévolu par ces auteurs au "leader" qui doit "construire le peuple"
vendredi 27 avril 2018
Où va la droite française ? , par Yvon Kervella
La République en Marche a pour cohérence l'alignement inconditionnel sur le titulaire de l'Élysée. Le néoconservatisme élyséen décomplexé affiche ses sources, la pensée réactionnaire de Ricoeur et, "en même temps", les orientations délirantes d'Attali, celui qui se projette en parrain du capitalisme à la française. Les premiers pas du binôme Philippe-Macron ne sont d'ailleurs pas sans rappeler l'allure cahotante du binôme Debré-de-Gaulle qui déploya, trois ans durant, des mesures d'une grande brutalité tout en divergeant sur l'indépendance algérienne.
L'implosion des deux partis de gouvernement de la quatrième République française, le MRP et la SFIO, est un autre facteur de parenté des deux moments, tant l'autodestruction du PS et le retour avorté du clan affairiste Fillon-Sarkozy ont pesé dans l'improbable résultat institutionnel de 2017.
lundi 23 avril 2018
L’autogestion en mai et juin 1968 en France. Report du débat
Compte tenu de la mobilisation
« Marée populaire » prévue le samedi 26 mai, les organisations parties prenantes de cette initiative reportent cette réunion à une date ultérieure.
Samedi 26 mai 2018 de 14 h à 19 h à l’Union Syndicale Solidaires – 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris,
Débat co-organisé par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires.
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement. Et il y a d’autres expériences qui restent encore dans l’ombre…
Samedi 26 mai 2018 de 14 h à 19 h à l’Union Syndicale Solidaires – 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris,
Débat co-organisé par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires.
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement. Et il y a d’autres expériences qui restent encore dans l’ombre…
lundi 16 avril 2018
Forum Social de Salvador de Bahia : quelques premières leçons, par Gustave Massiah
Le Forum Social Mondial de Salvador de Bahia s’est déroulé du 13 au 17 mars 2018. Le mot d’ordre retenu était « Résister c’est créer, résister c’est transformer ». Ce forum avait trois dimensions : un forum bahianais qui a été une grande réussite, un forum brésilien déterminé par la situation au Brésil et en Amérique latine, un forum international axé sur la situation mondiale et l’avenir des forums.
Le Forum a été très suivi.
Entre la marche et les activités, il y a eu suivant les estimations entre 50000 et 80000 participants. Ils venaient massivement de Bahia et du Brésil. Comme c’est le cas dans tous les forums, la plupart des participants viennent du pays et de la région. Il y a eu des participants de 120 pays. Surtout d’Amérique Latine, avec quelques autres fortes délégations (Allemagne, Espagne, France, Maroc, Québec, Suisse). Plusieurs mouvements africains étaient représentés. Il y avait des mouvements asiatiques en petit nombre (Inde, Chine, Népal, Japon, Indonésie, …).
Le Forum a été très suivi.
Entre la marche et les activités, il y a eu suivant les estimations entre 50000 et 80000 participants. Ils venaient massivement de Bahia et du Brésil. Comme c’est le cas dans tous les forums, la plupart des participants viennent du pays et de la région. Il y a eu des participants de 120 pays. Surtout d’Amérique Latine, avec quelques autres fortes délégations (Allemagne, Espagne, France, Maroc, Québec, Suisse). Plusieurs mouvements africains étaient représentés. Il y avait des mouvements asiatiques en petit nombre (Inde, Chine, Népal, Japon, Indonésie, …).
vendredi 13 avril 2018
"Les coriaces sans les voraces". Un film à voir.
Réalisé par Claude Hirsch, c'est le 3ème film, après "pot de thé, pot de fer" et "1336 jours, des hauts, débat mais debout", que le réalisateur consacre depuis 2011 à l'aventure des travailleurs de ce qui est devenu la SCOP-TI (Société Coopérative Ouvrière Provençale -Thés et Infusions).
"On fabrique, on vend, on se paie".
Cette formule, inventée par les ouvriers de LIP prenant le contrôle de leur usine en 1973, pourrait bien être celle des coopérateurs de SCOP-TI, ces anciens de Fralib (entreprise produisant auparavant les thés l'Eléphant à Gémenos près de Marseille) qui au bout de 1336 jours de lutte ont réussi à faire plier le géant UNILEVER qui voulait délocaliser la production en Europe de l'Est. 1336 jours de lutte qui leur ont permis d'arracher la reprise du site et la relance d'une production sous la forme d'une coopérative ouvrière.
La SCOP-TI est maintenant sur les rails. Elle produit et commercialise des thés et des tisanes. Elle cherche à se diversifier en proposant des produits bios et issus de productions locales dans la perspective de relancer une filière de proximité.
"On fabrique, on vend, on se paie".
Cette formule, inventée par les ouvriers de LIP prenant le contrôle de leur usine en 1973, pourrait bien être celle des coopérateurs de SCOP-TI, ces anciens de Fralib (entreprise produisant auparavant les thés l'Eléphant à Gémenos près de Marseille) qui au bout de 1336 jours de lutte ont réussi à faire plier le géant UNILEVER qui voulait délocaliser la production en Europe de l'Est. 1336 jours de lutte qui leur ont permis d'arracher la reprise du site et la relance d'une production sous la forme d'une coopérative ouvrière.
La SCOP-TI est maintenant sur les rails. Elle produit et commercialise des thés et des tisanes. Elle cherche à se diversifier en proposant des produits bios et issus de productions locales dans la perspective de relancer une filière de proximité.
ZAD Notre-Dame-des-Landes : non à la violence de l'Etat contre les communs ! , par Pierre Dardot et Christian Laval
La destruction violente des communs de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes par le
gouvernement français est un acte infâme et révoltant. L’actuelle offensive policière, menée
par plusieurs milliers de gendarmes et de CRS, avec engins blindés et hélicoptères n’est que
l’exercice de la violence étatique la plus pure contre un ensemble de pratiques collectives en
cours ou en gestation, dont les fragiles conditions matérielles (bâtiments, lieux de réunion,
outils de travail, troupeaux) sont anéanties par les bulldozers et les escouades policières.
Dès la première journée d’assaut contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la destruction de la ferme des « cents noms » constituait une véritable déclaration de guerre sociale et politique. La destruction de ce lieu ne s’imposait nullement au regard des critères invoqués par le gouvernement dans sa « communication ». Nicole Klein, préfète des pays de Loire, justifie l’opération policière en prétendant que les « cents noms » n’avaient pas déposé de projet agricole. Ce qui est de toute évidence faux : les habitants de cette ferme étaient porteurs d’un projet agricole alternatif et certains d’entre eux avaient déposé une demande de régularisation.
Dès la première journée d’assaut contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la destruction de la ferme des « cents noms » constituait une véritable déclaration de guerre sociale et politique. La destruction de ce lieu ne s’imposait nullement au regard des critères invoqués par le gouvernement dans sa « communication ». Nicole Klein, préfète des pays de Loire, justifie l’opération policière en prétendant que les « cents noms » n’avaient pas déposé de projet agricole. Ce qui est de toute évidence faux : les habitants de cette ferme étaient porteurs d’un projet agricole alternatif et certains d’entre eux avaient déposé une demande de régularisation.
Inscription à :
Articles (Atom)









