mercredi 4 décembre 2019

"Celle qui n’était pas sage de Geneviève Legay" Avant-propos de Bruno Della Sudda

Le 23 mars 2019, la France découvre Geneviève Legay, âgée de 73 ans, renversée par une charge de police et retrouvée au sol dans une mare de sang, place Garibaldi à Nice. Son nom traverse les frontières. Elle devient un symbole du mouvement des Gilets jaunes et de la répression policière tant dénoncée. 

Deux jours plus tard, dans sa précipitation pour minimiser les faits qui ont choqué le pays, le président de la République commet un mensonge en expliquant que « Geneviève Legay n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre ». 

Condescendant, il lui recommande en outre la « sagesse » dont Geneviève serait dépourvue. Quelques semaines plus tard, lors d’un déplacement aux États-Unis, il se croit obligé de revenir sur son cas en affirmant au détour d’une interview que Geneviève n’était certainement pas ce jour-là place Garibaldi pour faire ses courses… Eh bien non, elle n’était pas là par hasard et elle ne faisait pas ses courses… Elle était là pour exercer son droit à manifester et à contester les options gouvernementales. 

Depuis, Geneviève Legay a reçu des milliers de soutiens à l’échelle nationale et internationale, sous les formes les plus diverses. 

Depuis, les brutalités policières dont elle a été la victime prennent une tournure judiciaire : le procureur de la République, trop prompt à disculper la chaîne de commandement de la police, est lui-même démenti par un rapport de la gendarmerie. Ce qui fit dire à l’avocat de Geneviève que « soit le procureur n’avait pas connaissance de ce rapport et alors c’est une faute professionnelle, soit il en avait connaissance mais n’a rien dit et dans ce cas c’est une infraction pénale » (Le Monde). Ce qui fait écrire à L’Express : « Geneviève Legay : le procureur de Nice a menti pour ne pas embarrasser Macron. »
 

Quant à Geneviève, sereine, elle déclare : « Alors que mon pronostic vital était engagé, deux policiers ont tenté de me faire dire à l’hôpital que c’était un journaliste qui m’avait renversé et non un policier. […] Si Macron vient à mon chevet, je lui fous deux gifles » (Geneviève Legay, Mediapart). 

Après une longue hospitalisation, on la retrouve à Hendaye à la fin du mois d’août où elle participe au contre-sommet altermondialiste contre le G7. À cette occasion, elle est sollicitée par des médias du monde entier. Mais qui est Geneviève ? Quelle est son histoire ? C’est ce qu’elle nous révèle dans cet entretien avec Bruno Della Sudda. Porte-parole départementale de l’association Attac, engagée dans diverses associations et partie prenante du mouvement des Gilets jaunes, c’est son parcours de vie et de combats que nous propose ce livre fait d’un long entretien en toute sincérité. 

Éditions Syllepse Mois de sortie : Décembre 
Collection : Des paroles en actes Prix : 10 € 

Éditions Syllepse 69 rue des Rigoles, 75020 Paris ou directement sur www.syllepse.net ou encore chez votre libraire

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