jeudi 23 mars 2023

Vivre mieux, sans énergies fosiles, sans nucléaire ?

Débat en visioconférence le mercredi 29 mars à 18 h 30

 


organisé par le Réseau pour l'Autogestion, les Alternatives, l'Altermondialisme, l'Ecologie et le Féfminisme (Réseau AAAEF)

lien de connexion :

https://us02web.zoom.us/j/84388425317?pwd=ZEhwZnR2WnJkdUhJQVVmdjBjYVBqUT09
ID de réunion : 843 8842 5317 Code secret : 900296


Avec :

- Jean Marie Brom, physicien, directeur de recherche émérite au CNRS, membre du Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN) et de Global Change.

- Gérard Magnin, ancien délégué régional Franche-Comté de l’Ademe, fondateur du réseau de villes européennes Energy Cities, ex-administrateur d’EDF et ex-président d’une coopérative citoyenne d’énergies renouvelables.

lundi 6 mars 2023

Multipolarité, le mantra de l’autoritarisme, par Kavita Krishnan


Le plaidoyer de la gauche en faveur de la « multipolarité » contre un ordre unipolaire dirigé par les États-Unis a, en fait, défendu l’autoritarisme dans le monde entier. La gauche doit réfléchir à la manière dont son langage favorise de tels régimes.

La multipolarité est la boussole qui oriente la compréhension des relations internationales par la gauche. Tous les courants de la gauche, en Inde et dans le monde, plaident depuis longtemps pour un monde multipolaire, par opposition à un monde unipolaire dominé par l’impérialisme américain.

samedi 4 mars 2023

L'Ukraine et la question de l'autogestion, par Patrick Le Tréhondat


Dans son rapport d’activité de 2022, le Sotsialnyi Rukh (Mouvement social) soulignait que « La société civile a été contrainte de remplir le rôle de l’État et, au lieu d’attendre une assistance plus spécifique, d’assumer presque toutes ses fonctions sociales ».

Quelques mois plus tôt, en septembre 2022, lors de sa conférence de Kyiv, cette organisation expliquait que « la guerre a conduit à de nouvelles formes d'auto-organisation et de politique populaire. La mobilisation du peuple sur la base de la guerre de libération nationale a renforcé le sentiment d'implication populaire dans une cause commune et la conscience que c'est grâce aux gens ordinaires, et non aux oligarques ou aux entreprises, que ce pays existe. La guerre a radicalement changé la vie sociale et politique en Ukraine, et nous ne devons pas permettre la destruction de ces nouvelles formes d'organisation sociale, mais les développer »

mercredi 8 février 2023

L’orchestre des aveugles, des sourd·es, des amnésiques, des bonimenteur·euses et des complices joue sa partition


Aveugles et sourd·es…

Peut-être ne savons-nous pas qu’il existe des Ukrainien·nes qui luttent contre l’invasion de leur pays et contre les politiques néolibérales de leur gouvernement.

Peut-être ne savons-nous pas qu’il existe des organisations syndicales, étudiantes, féministes et politiques en Ukraine qui partagent nos combats et nos idées.

Peut-être ne savons-nous pas qu’il existe des forces antiguerre et progressistes et des peuples opprimés dans la Fédération de Russie.

vendredi 27 janvier 2023

Que nous apprend la troisième génération ? pas Gus Massiah


L’émancipation ressort de manière inattendue. Elle ne gagne pas toujours, elle est souvent réprimée, mais elle bouleverse les certitudes et change les perspectives d’avenir. La magnifique révolte des jeunes femmes iraniennes redonne de l’espoir quelle que soit l’issue de ce mouvement[1][1]. Elles ont déclaré, « nous sommes la troisième génération ». Faisons l’hypothèse que cette proposition de troisième génération est valable à l’échelle mondiale. Avec de grandes différences suivant les situations, elle traduit un bouleversement culturel. Le changement culturel porte sur la redéfinition des voies de l’émancipation, vers la définition de nouveaux possibles. Comme l’exprimait Franz Fanon en s’adressant aux jeunes algériens interpellés par la lutte de libération nationale de l’Algérie, « chaque génération, dans une certaine opacité, doit découvrir sa mission, pour la remplir ou pour la trahir ».

Chaque génération est marquée par les grandes luttes et mobilisations qui ont été reconnues, au-delà des diversités des situations, comme communes et significatives. Admettons l’hypothèse que les jeunesses du monde sont engagées dans une troisième génération.

jeudi 26 janvier 2023

La «réforme» des retraites est une fiction capitaliste

Tout d’abord, il faut clarifier le sens du mot «réforme». Longtemps, il a signifié la perspective d’une amélioration globale du sort du plus grand nombre. Etre opposé aux réformes signifiait alors être un conservateur partisan de l’ordre établi. L’une des forces du néolibéralisme a été de récupérer ce mot pour en faire le moteur idéologique d’une suite de régressions sociales majeures, celles et ceux qui y étaient opposés étant taxés d’être eux-mêmes des conservateurs. Le projet néolibéral avait été résumé en 2007 par Denis Kessler dans la revue Challenges : «La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !»

Même si Denis Kessler exagérait la portée du programme du CNR et ses réalisations concrètes, l’intention y est clairement exprimée : il s’agit d’une offensive méthodique, générale visant à essayer de déconstruire la place qu’avaient réussi à occuper les dominés dans la société. Place fragile, issue de rapports de force, mais néanmoins importante, que l’on pense aux services publics ou à la sécurité sociale échappant à la stricte logique marchande. Des germes émancipateurs ont réussi à voir le jour alors même que le capital n’a jamais cessé d’être dominant dans la société.

mardi 24 janvier 2023

Délibérément ou par distraction ? Les paradoxes des gauches, la guerre en Ukraine et la solidarité

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Pourquoi les mouvements se réclamant de la gauche, libertaire, radicale ou réformiste, de la justice sociale, de l’écologie, du féminisme, de la non-violence et autres, ignorent-ils autant leurs homologues en Ukraine et en Russie….

Les gauches, les écolos, et autres mouvements supposés progressistes, ne soutiennent généralement pas (ou peu) leurs homologues ukrainiens, russes et belarus…

En ce début d’année 2023, alors que nous approchons du premier anniversaire du déclanchement de la guerre d’agression que Poutine, diverses questions restent en suspens, concernant l’attitude des progressistes en France, en Europe, dans le Monde vis-à-vis de cette guerre et des forces progressistes dans les pays concernés.

Ignorer la guerre ? Ignorer les militants locaux…

Une partie de la gauche sociale et écologiste en Europe et plus encore dans d’autres parties du monde, aux Amériques, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, à plus ou moins adopté le « narratif » poutinien selon lequel l’Ukraine est considérée simple pion passif de l’Occident, lequel serait (puisque « potentiellement agresseur »), le responsable de cette guerre.

lundi 2 janvier 2023

L'Argentine et la dette - invitation débat


Le pays est-il condamné à vivre in
éluctablement sous le joug du FMI ? 
 
La commission internationale d'ENSEMBLE ! vous invite à assister à  une visioconférence  Jeudi 12 janvier 2023 à 18 heures 30 
 
avec l'intervention d’Emilio TADDEI
 
Sociologue, chercheur au CONICET, rattaché à l’Institut d’Études de l’Amérique Latine (IEALC) de l’université de Buenos Aires,  militant altermondialiste 

jeudi 22 décembre 2022

Contre la guerre d'agression russe, l'urgence d'une gauche radicalement décoloniale


Cette contribution, publiée dans la revue en ligne d'ATTAC Les Possibles,  souligne les effets de cette guerre à l’opposé de ce que cherchait Poutine, à la fois en Ukraine – sur la base des mobilisations populaires pour la dignité - mais aussi dans son voisinage eurasiatique, comme dans l’OTAN et l’UE. Elle discute les interprétations d’une OTAN essentialisée comme hostile à la Russie et d’une guerre réactive de la Russie. Tout en soulignant les héritages négatifs à dépasser à gauche sur les questions nationales dans un projet internationaliste, il s’agit de dégager, à partir des enjeux soulevés par la guerre et des aspirations populaires ukrainiennes des axes de résistance altermondialistes dans/contre l’UE.

vendredi 9 décembre 2022

La Marque jaune est toujours là !


Colloque hors les murs Gilets Jaunes à Bordeaux – 16 et 17 novembre 2022

« De la valse des ronds-points aux cahiers de la colère »…

A l’échelle nationale, Bordeaux et le département de la Gironde ont figuré parmi les territoires où l’impact et les manifestations des Gilets Jaunes ont été les plus fort·es . C’est ce rapport de forces construit par les Gilets Jaunes d’une part, et l’engagement d’équipes de recherche de différentes disciplines universitaires motivées par l’irruption des Gilets Jaunes d’autre part, qui ont rendu possible à la fois la prise en compte des Gilets Jaunes par les collectivités locales à Bordeaux et ailleurs en Gironde, une remarquable couverture de presse et enfin l’organisation de ce colloque les 16 et 17 novembre, date anniversaire de l’irruption du mouvement.

lundi 21 novembre 2022

Questions nationales, de l’Irlande à l’Ukraine … par Bernard Dréano


Le 5 novembre 2022 le Sinn Fein, le principal parti progressiste irlandais [1] tenait son Ard Fheis (son congrès) pour la première fois depuis la fin du confinement COVID.

A cette occasion une résolution a été votée, concernant l’Ukraine :

L’Ard Fheis condamne sans équivoque toute forme d’impérialisme ou d’agression coloniale.
Nous nous opposons au déni d’autodétermination nationale et à toutes les violations de souveraineté nationale à travers le monde, sans aucune exception.
Nous affirmons que la primauté du droit international doit être soulignée et renforcée, respectueuse de l’exercice de l’autodétermination nationale, de la souveraineté et de la démocratie dans toutes les nations.