lundi 6 juin 2022

De la solidarité avec l'Ukraine à la Justice globale


Ci-dessous deux textes de présentation de l'activité du Réseau
Européen de Solidarité avec l'Ukraine : le memorendum sur lequel s'appuie son activité et la déclaration finale adoptée à l'issue de la récente mission en Ukraine d'une délégation du Réseau.

 

Mémorandum du Réseau européen de Solidarité avec l’Ukraine  

Nous, collectifs de mouvements sociaux, syndicats, organisations et partis, d’Europe de l’Est et de l’Ouest, opposé-es (complément de collectifs, donc opposés) à la guerre et à tous les néo-colonialismes dans le monde, voulons construire un réseau par en bas, indépendant de tout gouvernement POUR :

mercredi 30 mars 2022

Hommage à Edouard Ryckeboer


SALUT EDOUARD

Notre camarade et ami Edouard Ryckeboer s’est éteint au terme d’une maladie qui aura eu raison de sa résistance. C'est un sacré compagnon de lutte qui disparaît et avec lui un pan de notre histoire commune. Difficile de résumer en quelques phrases le parcours militant d’Edouard, parce que ce parcours, c’est une vie d’engagement. Engagement syndical quand il était salarié, engagements associatifs, engagement politique.

dimanche 6 mars 2022

Mémorandum sur une position anti-impérialiste radicale concernant la guerre en Ukraine


L’invasion russe de l’Ukraine est le deuxième moment déterminant de la nouvelle guerre froide dans laquelle le monde est plongé depuis le début du siècle par suite de la décision américaine d’élargir l’OTAN. Le premier moment déterminant a été l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003. Elle s’est soldée par un échec total dans la réalisation des objectifs impérialistes étatsuniens. Le prix que l’Irak a payé – et continue de payer avec les pays voisins – a été énorme, mais la propension de l’impérialisme étatsunien à envahir d’autres pays a été considérablement réduite, comme le confirme le récent retrait de ses troupes d’Afghanistan.

samedi 19 février 2022

Bolloré : Main basse sur le livre, par les editions Syllepse


L’OPA que va lancer le groupe Vivendi sur Lagardère va provoquer un séisme pour le monde de l’édition et du livre. En effet, la fusion, ou tout au moins la combinaison dans un seul groupe, d’Editis (branche d’édition de Vivendi, numéro 2 de l’édition en France avec 725 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020) et de la branche d’édition de Lagardère, Hachette Livre (2,4 milliards de chiffre d’affaires en 2020), représentera à terme la moitié du chiffre d’affaires de l’édition en France. 

 

Cette opération n'est probablement qu’une étape dans l’accaparement par Vincent Bolloré des moyens de communication et de diffusion des idées et leur soumission à une idéologie nauséabonde. Rappelons la captation de la chaîne iTélé, devenue Cnews, qui avait conduit à sa normalisation idéologique et au départ contraint d’environ cent journalistes qui refusaient la mise au pas. S’en était suivie la même prise en main d’Europe 1, se traduisant là aussi le licenciement et le départ de 80 journalistes, où désormais des idéologues d’extrême droite sont à l’antenne quotidiennement. Ajoutons à ce panorama les exemples de Paris Match et du Journal du dimanche, où les sociétés des journalistes ont manifesté leurs craintes de ne plus pouvoir exercer correctement leur métier et à l'égard des synergies avec CNews.

dimanche 16 janvier 2022

Autogestion, l’Encyclopédie internationale : parution du 11ème volume

Avec ce onzième volume, l’aventure de l’Encyclopédie internationale de l’autogestion se poursuit.

Deux importants dossiers ponctuent ce onzième volume de l’Encyclopédie : l’un sur l’Argentine avec ses entreprises autogérées et l’autre sur le mouvement coopératif parmi la population afro-américaine, vecteur d’émancipation sociale et politique.

Un témoignage inédit de Daniel Guérin, "À l’écoute de l’autogestion industrielle en Algérie" (1964) ouvre ce volume qui revient également en détail sur la revendication de contrôle ouvrier dans la Belgique dans les années 1920 et 1970.

jeudi 13 janvier 2022

Leurs saccages, nos partages : les enjeux écologiques à l’ère du capitalocène


Rencontre en visio le dimanche 30 janvier de 10h à 13h 

Lien : https://us06web.zoom.us/j/81687342534
ID de réunion : 816 8734 2534

Attaques antisociales, politiques liberticides, racisme banalisé, montée de mouvements factieux et violents, menace néofasciste… La situation est trop grave pour disperser nos forces : c’est ce que se sont dit une quinzaine de collectifs, réseaux, associations et partis anticapitalistes, écologistes, alternatifs, féministes et antiracistes réunis en une première assemblée le 11 novembre dernier. L’heure est grave en effet face à la destruction du vivant, un véritable écocide, dans une nouvelle ère géologique qu’on appelle désormais le capitalocène et un monde humain dévasté par la logique expansionniste de la concurrence et du marché. C’est pourquoi nous assumons non seulement un anticapitalisme radical mais tout autant la volonté déterminée d’en sortir et de prouver qu’il y a là plus qu’un espoir : une nécessité. C’est en ce sens aussi que l’écologie n’est pas une question supplémentaire : car le capitalisme est en train de tout saccager. Or ce saccage touche toujours d’abord celles et ceux qui sont déjà pauvres ou précaires ; il est temps d’y mettre un terme : « Fin du monde, fin du mois, mêmes coupables, même combat. »   

mardi 16 novembre 2021

"On fabrique, on vend, on se paie, LIP 1973"



A la veille de son A G annuelle l'Association des Amis de Tribune Socialiste " ATS" qui regroupe les ancien.nes adhérent.es du PSU a organisé une réunion avec Charles Piaget qui vient de rédiger un petit livre édité aux éditions Syllepse " On fabrique, on vend, on se paie, Lip 1973" sur cette lutte de type autogestionnaire qui reste dans les mémoires comme une des plus riches expériences du mouvement ouvrier.

Cette réunion passionnante avec un Charles Piaget en grande forme malgré  ses 93 ans et  réunissant plus de 80 partcipant.es a été enregistrée par l'Institut Tribune Socialiste "ITS" grâce à qui nous pouvons diffuser ces deux vidéos.

La vidéo est disponible dans la barre de droite de ce blog

vendredi 5 novembre 2021

Langues, cultures et mouvements régionalistes, par Gilbert Dalgalian

Dans le cadre de l'Université d'Automne d'Ensemble!, tenue à La Londe-les-Maures (Var) du 23 au 26 octobre, un atelier consacré aux langues et cultures régionales, au régionalisme et aux enjeux de ces questions, a été animé par notre camarade Gilbert Dalgalian. Le débat qui a suivi l'introduction de Gilbert a permis nota
mment à des représentants de la CUP (Candidatures Unité Populaire, gauche anticapitaliste/alternative/indépendantiste de Catalogne), d'EELV et de RPS (Régions et Peuples Solidaires, qui rassemble l'essentiel des composantes régionalistes de l'hexagone et deux de ces composantes autonomistes/nationalistes de Corse) de s'exprimer et d'alimenter la réflexion collective, contribuant ainsi à la réussite de cet atelier

Voici le texte de l'intervention introductive de Gilbert :

Appel à une assemblée anticapitaliste, alternative et écologiste jeudi 11 novembre

On sait combien l’heure est grave : des attaques sociales au bulldozer, une extrême-droitisation mortifère, une banalisation du racisme entérinée et relayée par certains grands médias privés et publics, des inégalités qui ne cessent de se creuser pendant que les dividendes aux actionnaires continuent d’atteindre des sommets indécents et insensés… Le capitalisme est parvenu à un stade d’expansion tel que l’imposition de la logique marchande, l’exploitation et la compétition affectent désormais chaque sphère de nos existences. Ce mode de production sans limites et sans éthique, fondé uniquement sur la recherche du profit et la pulsion d’accumulation, fait courir l’humanité à sa perte. L’humanité, mais aussi plus globalement le vivant : un véritable biocide est en cours, une destruction. Face à nous, extrême droite et extrême centre qui rivalisent de surenchère sont bien organisées et avancent, non sans contradictions et divergences, mais en rangs serrés pour frapper le monde du travail, les plus défavorisé·es, les plus fragiles, les « minorités » et pour saccager la planète. 

lundi 1 novembre 2021

L'imprécateur dans la débâcle, par Alain Bertho

Il n’y a pas de Zemmour sans feu. Entre bouleversement climatique et pandémie, l’heure de vérité a sonné pour l’humanité. Dans cette débâcle où le cynisme autoritaire l’emporte sur toute espérance commune, la confusion politique gagne. Elle laisse les peuples sans boussole et les nantis sans conscience. L’abolition de l’avenir ouvre la voie aux imprécateurs dans le grand show présidentiel.

« Je me demande s’il s’agit de quelques douzaines de gens
ou bien s’il y a là-bas toute l’humanité, prête
comme sur un quelconque vapeur à musique bon pour la ferraille
et consacré à une seule cause, au naufrage ?
 »
Hans Magnus Enzenberger, Le naufrage du Titanic .[1]

samedi 23 octobre 2021

Lip : comment s’est construite la solidarité entre les ouvrierEs ? - Charles Piaget


En 1973, la grève des Lip polarise l’attention du mouvement ouvrier et de tout ce qui est combatif en France. Les travailleurs/ses fascinent par leur combativité et leur inventivité face à leur patron et au gouvernement. Ce texte de Charles Piaget revient sur la construction de la solidarité dans l’entreprise. Il reprend de larges extraits du texte de présentation du livre « Lip 1973. On fabrique, on vend, on se paie », Syllepse, 2021, 5 euros.

Embauché, après-guerre, à Lip, j’entre parmi les 1 000 salariés répartis dans de nombreux ateliers et bureaux. Mille personnes rassemblées pour fabriquer des montres et les vendre. On pourrait penser à des personnes liées par le même objectif. Un collectif ? Rien de tel. Le capitalisme a inventé l’entreprise où tout est individualisé, où rien n’est collectif. Le mot même de collectif est l’ennemi numéro 1.

jeudi 21 octobre 2021

De quoi Zemmour est-il le symptôme morbide ? Par Ugo Palheta

 


S'il n'est pas certain que l'ascension sondagière de Zemmour - liée à une énorme médiatisation ces dernières semaines - se poursuive ou se confirme, il faut néanmoins prendre au sérieux la menace spécifique qu'il représente et chercher à comprendre ce qu'exprime son succès actuel.

Face à la progression sondagière d’Éric Zemmour, certain-es sont enclin-es à gauche à penser qu’il n’y a là qu’une bulle médiatique et à faire le dos rond en attendant, ou en espérant, qu’elle explosera d’elle-même. On pourrait aussi se contenter d’y voir une énième manifestation de ce « pétainisme transcendantal » dont parlait Alain Badiou : une « forme historique de la conscience des gens, dans notre vieux pays fatigué, quand le sourd sentiment d'une crise, d'un péril, les fait s'abandonner aux propositions d'un aventurier qui leur promet sa protection et la restauration de l'ordre ancien ». Le problème, c’est que cette caractérisation développée par le philosophe à propos de Sarkozy pourrait s’appliquer à de nombreux hommes politiques qui posent en sauveurs, aussi bien à Macron qu’à Zemmour et Le Pen. Elle ne nous aide donc guère à saisir le sens spécifique de l’ascension résistible – du moins à ce stade – d’Éric Zemmour.

Modèle agricole : « On ne peut pas faire porter la responsabilité des ravages du capitalisme aux paysans ». Entretien avec Hugo Persillet


Nous relayons bien volontiers cet article publié dans Bastamag et qui, au travers de l’interview de deux représentants de la coopérative « l’Atelier Paysan », porte une critique radicale – et sans doute à contre courant des opinions dominantes – du développement du machinisme agricole et de ses dérives : toujours plus gros, toujours plus cher, c’est une fuite en avant qui accompagne – et qui provoque aussi – la disparition d’un nombre croissant de paysan-nes. Organisme de développement agricole et rural qui se situe dans une approche d’éducation populaire, l’Atelier Paysan promeut une rupture avec le modèle productiviste du point de vue des paysans et paysannes. A un moment où Macron vient d’annoncer un nouveau soutien à l’agriculture industrielle avec le plan « France 2030 » (robotique, numérique, génétique), ce sont bien 2 projets de société antagoniques qui se font face


L'équipe d'animation du Réseau

dimanche 10 octobre 2021

Crise sanitaire et santé publique, qu'aurions-nous fait, que ferions-nous, que ferons-nous ? Agora mercredi 20 octobre, 20h


Nous sommes de celles et ceux qui refusent le pass sanitaire, nous savons aussi que l’appréciation des mobilisations divise le mouvement social, pour cette agora, nous avons choisi une autre porte d’entrée.

L’objectif est bien de réfléchir à ce que représenterait une politique de santé publique débarrassée d’une logique fondée sur le profit et la rentabilité. On le sait, la situation est très grave. En pleine pandémie, on continue de fermer des services d'urgence et des lits. Et la responsabilité du pouvoir est immense, avec sa politique autoritaire et son absence de transparence, où toute démocratie véritable est bafouée.