mardi 4 octobre 2016

Réunion nationale du Réseau, dimanche 11 septembre

13 camarades étaient présents : Bruno - Eugène - Gilles - Guy - Henri- Jacques T - Jacques F - Jean Pierre H - Jean Pierre L - Jeff - Marcel - Pierre - Rémy.  Jany - Jacques P et plusieurs autres étaient excusés . Constat renouvelé de l'absence de féminisation. 

9h30 - 12h30 - Débat sur les éléments de stratégie politique qui se dégagent des mois écoulés et notamment des luttes et formes de lutte contre la loi travail. 

Nous avons travaillé à partir d'un texte proposé par Eugène comprenant constats, analyses et propositions. 


Conclusion : pas de divergence notable sur l'irréversibilité de la débâcle du PS d'Epinay, sur les dynamiques possibles du mouvement politico-social ou sur la nécessité d'une initiative politique plurielle sur l'autogestion s'appuyant sur la proximité du cinquantenaire de Mai 68. 

Par contre, des différences d'appréciation sur les capacités de mobilisation du mouvement politico-social et sur la capacité du réseau à prendre des initiatives significatives, seul ou avec d'autres, se sont exprimées. 

14h - 16h30 : Propositions sur les perspectives du Réseau

vendredi 26 août 2016

Assemblée générale du Réseau dimanche 11 septembre au Maltais rouge. Invitation


Cher.e.s camarades, 

Nous avions envisagé de tenir une Assemblée Générale du Réseau pour les Alternatives, l'Autogestion, l'Ecologie et le Féminisme, le 25 juin ou le 2 juillet. L’indisponibilité à cette date de plusieurs participant.e.s nous avait conduit à reporter la date de cette AG. Sa tenue nous apparaît cependant absolument nécessaire. 

Nous vous proposons la date du dimanche 11 septembre car certain.e.s d'entre nous pourront ainsi coupler un tour à la fête de l'Huma le samedi et notre AG le dimanche. Nous vous rappelons que les frais de transport des adhérent.e.s à jour de leur cotisation en 2015 ou 2016 seront pris en charge. 

Cette réunion aura lieu dans les locaux rénovés du Maltais Rouge au rez de chaussée du 40 rue de Malte 75011 Paris 

vendredi 22 juillet 2016

Le PSU, une histoire à connaître, par Jean-Marie Harribey


L’historien Bernard Ravenel a publié ce printemps Quand la gauche se réinventait : Le PSU, histoire d’un parti visionnaire, 1960-1989 (La Découverte, 2016). Ce livre raconte l’intégralité de l’histoire d’un parti politique, depuis sa naissance au plus fort de ladite guerre d’Algérie jusqu’à sa disparition quand triomphait le capitalisme financier qui allait entraîner la social-démocratie dans la déroute de la gestion néolibérale de la société.

Nous sommes à la fin des années 1950, la IVe république, dirigée alternativement par la droite et par le parti socialiste de l’époque (SFIO, Section française de l’Internationale ouvrière), s’enfonce définitivement dans la pire politique menée contre le peuple algérien qui aspire à l’indépendance. Un regroupement de réfractaires à cette politique, issus du Parti socialiste autonome (PSA) provenant d’une scission de la SFIO, de l’Union de la gauche socialiste (UGS), et du Parti communiste, aboutit à la création du PSU en 1960.

Bernard Ravenel, qui fut membre du PSU et l’un des principaux responsables de ce parti à un moment charnière de son histoire, replace celle-ci dans une époque : celle de l’après-guerre qui voit la reconstruction se terminer en même temps que la phase dite des « Trente glorieuses », quand apparaissent les premiers signes d’une crise qui dure encore. Il s’ensuit une transformation radicale du capitalisme mondial, faite de capitaux totalement libres de circuler et de bouleverser la division internationale du travail. Dans le même temps, la guerre froide est sur le point de s’achever par la défaite du camp soviétique, sans pour autant faire disparaître des conflits tragiques comme celui entre l’État d’Israël et les Palestiniens.

lundi 11 juillet 2016

Le PSU, une comète dans le ciel de la gauche : quelques leçons pour aujourd’hui, par Gus Massiah


Le PSU (Parti socialiste unifié) a fait partie du paysage politique, social et culturel. À certains moments, il y a joué un rôle marquant. Il a laissé de grands souvenirs à ceux qui l’ont fréquenté à un moment de leur vie. Et ils étaient nombreux et divers. Ne disait-on pas que le parti de loin le plus nombreux était celui formé par ceux qui avaient quitté le PSU. 

Au-delà de la compréhension de l’histoire de la gauche, l’intérêt de revenir sur celle du PSU est de mieux comprendre les questions qui se posent aujourd’hui pour ceux qui cherchent à construire, en rupture avec le système dominant, un nouvel espace politique de résistance et d’émancipation. 

Le livre de Bernard Ravenel est, sans conteste, le livre le plus complet sur l’histoire du PSU. Depuis quelques années, beaucoup d’ouvrages sont parus sur ce thème. Le plus approfondi est celui de Marc Heurgon, paru en 1994, Histoire du PSU de 1958 à 1961, La Fondation et la guerre d’Algérie [1]. 

Bernard Ravenel prolonge ce livre et présente une histoire complète du PSU de 1960 à 1989. C’est une exploration minutieuse et une mine d’informations et de réflexions. Chaque étape de la vie du PSU est accompagnée des éléments d’analyse de l’évolution de la société française et de la société mondiale. Elle éclaire les luttes et les mobilisations sociales et les débats sur la scène politique. 

dimanche 10 juillet 2016

Réunion du Réseau dimanche 11 septembre


Cher-e- camarade, 

Comme nous vous l’avions déjà annoncé nous vous proposons d’organiser une réunion de notre Réseau Dimanche 11 Septembre de 10 h à 16 h 30 dans les nouveaux locaux du « Maltais Rouge » au 40 rue de Malte 75011 Paris. 

Nous vous proposons de tenir cette réunion en deux temps. 

Une discussion sur « Nouvelles formes de luttes du mouvement social, nouveau projet, nouvelles formes politiques ». Quelles leçons peut-on tirer dans une perspective autogestionnaire des luttes de ces derniers mois ? Luttes contre la loi « travail », Nuits debout mais aussi nombreuses et importantes luttes écologistes. 

dimanche 19 juin 2016

Où va -t-on ? Débat jeudi 23 juin 18h30 à Paris, à l'initiative de l'Observatoire des mouvements de la société


Quand on veut quelque chose on a besoin d’y mettre des mots.  

Le mouvement cristallisé par le projet de loi dit « travail » va bien au-delà d’une simple opposition. Il signale le rejet de décennies de recettes libérales, le refus de voir le salariat à la merci totale du patronat détruisant la hiérarchie Loi/contrat de travail, ramené à un simple « contrat de louage de service » et l’aspiration à une autre société. 

Il signale aussi l’aspiration à une autre conception de la politique où chacun, dans le rassemblement, conserve sa part de maitrise des évènements. 

samedi 18 juin 2016

Comment élargir le mouvement de contestation ? un chantier public avec un horizon après-capitaliste, par Pierre Zarka


Au-delà du plus visible, la situation actuelle met en lumière une obsolescence de la politique traditionnelle. Après le 49-3, on peut crier au coup de force et au déni de démocratie. Mais cela me paraît court. 

Le système politique est en voie de décomposition, la République en train de se déliter. Rapprochons le 49-3, l'état d'urgence, la banalisation de l'usage de la force contre les manifestations, la répression syndicale, la criminalisation de manifestants ou d'affiches, la loi travail, le Tafta, ou encore la réforme territoriale. 

Si l'on fait le lien entre tous ces éléments, on voit une cohérence se profiler : tout concourt à casser la prééminence de la loi commune au profit des liens individuels d'allégeance au capital. 

mardi 10 mai 2016

Week-end de formation et de débat sur le travail organisé par la commission formation d’Ensemble Samedi 21 et dimanche 22 mai 2016

Programme 

Samedi 11h-13h : Enjeux politiques du travail 

1. La centralité politique du travail (Alexis Cukier) 
2. Politiques néolibérales de l’emploi (Stéphanie Treillet) 
3. Vers l’automatisme social ? Machinisme et émancipation (Pierre-Cours Salies) 

14h-16h : Droit du travail 

dimanche 8 mai 2016

Le Parti socialiste unifié (PSU), un parti germe pour l’autogestion, par Patrick Silberstein


Quelques considérations à propos du livre de Bernard Ravenel, Quand la gauche se réinventait. Le PSU, histoire d’un parti visionnaire (1960-1989), Paris, La Découverte, 2016.

1960-1989  : trente années d’existence, c’est très peu pour un parti politique à l’aune de l’inscription longue des partis traditionnels («  ouvriers  » ou bourgeois  »), quelle que soit leur appellation (SFIO, PS…), dans l’histoire. C’est aussi un temps long, le tiers d’un siècle, surtout quand il s’agit d’un temps où tout semblait possible, un temps marqué par la lutte pour l’indépendance de l’Algérie et la révolution algérienne, la révolution coloniale, l’opposition à la guerre du Vietnam, Mai 68 et les années 70, Lip, les luttes antinucléaires, les question écologiques et du cadre de vie, les questions nationalitaires, le syndicalisme aux armées, le Printemps de Prague, le Larzac, la lutte pour le droit à l’avortement et la contraception, les paysans-travailleurs, l’émergence des «  nouveaux mouvements sociaux  », la modernisation et l’automation des systèmes productifs 1, etc.

Grèce/Europe : impasses et questions stratégiques, par Bruno Della Sudda, Arthur Leduc, Richard Neuville


A l'aune du désastre du 13 juillet et des résultats électoraux du 20 septembre 2015, était-il justifié de tant espérer après la retentissante victoire électorale de Syriza en janvier 2015 ? Pour nous, c'est oui.

Et si l'on doit retenir un seul élément de justification d'une telle réponse, c'est bien la victoire éclatante du Non au référendum du 5 juillet, qui avait suscité mépris et effroi parmi les élites des pays membres de l'UE.

Un Non qui a fait écho à celui de 2005 en France et aux Pays-Bas : un Non de gauche, massif dans le monde du travail et la jeunesse. Un Non qui a couronné une campagne hautement significative, basé sur le ressort -inexploité depuis janvier, nous y reviendrons car c'est pour nous fondamental- d'une intense mobilisation citoyenne et populaire et d'une politisation profonde de la société grecque.

dimanche 17 avril 2016

Services publics et autogestion. L’illustration avec la transition écologique et énergétique, par la commission démocratie active et autogestion d’Ensemble !


La convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics prépare des assises locales et nationales avec la perspective de rédiger un « Manifeste pour le Service Public du XXIe siècle » fin 2016. 

En vue de contribuer à ce travail d’élaboration, il nous semble important d’engager une réflexion au sein d’Ensemble ! Ce texte se veut une première contribution au débat : généraliste pour la première partie et vue sous l’angle de la transition écologique et énergétique pour la deuxième partie. 


1. Pour des services publics rénovés, développés, socialisés et profondément démocratisés 

La perspective d’une démarche autogestionnaire n’est pas une visée dans l’abstrait ou intemporelle. Aujourd’hui, concrètement, le démantèlement des services publics est organisé par l’État et c’est ce qui prive les salariés et les usagers d’une protection. 

vendredi 15 avril 2016

Lara Winter n'est plus, une joie de vivre s'est éteinte.


Beaucoup d'entre nous la connaissent pour son rôle précieux dans les Marches européennes et dans le succès des forums sociaux mondiaux. Lara Winter n'est plus, une joie de vivre s'est éteinte.

Polyglotte, elle a professionnellement développé ce tourisme qu'on appelle aujourd'hui alternatif ou équitable. Son école militante fut initialement le mouvement des auberges de jeunesse. La Yougoslavie, l'Algérie, l'autogestion des années soixante furent ses engagements premiers. Elle a traversé toute l'histoire du PSU puis, à compter des comités Juquin, l'histoire plus récente de l'Alternative Rouge & Verte devenue les Alternatifs à l'avènement des années Jospin. 

Aussi attentive aux femmes et aux hommes que fine connaisseuse de l'histoire des idées, Lara a été pour plusieurs d'entre nous de celles qu'on sollicitait quand un évènement heureux ou malheureux bousculait les gauches européennes. 

mercredi 6 avril 2016

Pour Marcel, en hommage à Marcel Magagnosc


Marcel Magagnosc, instituteur et directeur d'école, aura marqué plusieurs générations d'élèves et leurs familles, dans les communes où il avait exercé, en particulier à La Brigue (dès le rattachement à la France en 1947) et à Cannes. 

Ses qualités d'écoute et de générosité, d'exigence et de bienveillance ont laissé une trace durable dans les milieux de l'Education Nationale. Ce sont ces mêmes qualités qui ont fait de lui un militant emblématique et très aimé, sur le plan syndical (au SNI-PEGC 06 et au sein de sa tendance "Unité et Action" puis au SNUIPP) comme sur le plan politique, au cœur de la gauche. 

À plusieurs reprises, Marcel a eu l'occasion de montrer son attachement à l'unité d'action de toute la gauche, et ce sans exclusive. Il a d'abord milité au PCF et a participé aux Comités d'Initiative Communiste dès le début des années 70, portant un regard critique aiguisé sur le stalinisme. Puis, il a côtoyé un moment le PS et le PSU, très intéressé par l'autogestion mis en avant par le PSU, sensible à la dimension écologique et soucieux aussi des solidarités internationales. 

mardi 5 avril 2016

Autogestion : la question centrale est celle de la stratégie, extraits d'un entretien avec Henri Lefebvre


Extraits de « Une vie pour penser et porter la lutte des classes à la théorie », La Nouvelle Critique, n°125, juin 1979 - Entretien avec Bruno Bernardi 

Il y a une invention à faire qui est barrée, contrariée, je ne sais pas très bien comment. J’ai tendance à attribuer ce barrage visible ou invisible à l’État (...) la mondialisation de l’État et sa terrible violence s’exercent de cette manière-là : en barrant non seulement l’imagination, mais l’invention théorique et pratique. Comment rompre ce barrage imaginaire et réel, fictif et pratique à la fois ? 

Après la rencontre du 2 avril, contribution d'Eugène Bégoc


Dans la première partie de son intervention à l'AGECA le 2 avril, Pierre Zarka nous invitait à articuler court terme et long terme. Et nous avons été plusieurs à rejoindre cette prise en compte du temps de la stratégie. 

Sans exploration de la société de demain, des finalités sociales et sociétales que nous retenons comme souhaitables, il n'y a pas d'interventions immédiates sérieuses ; nous nous condamnerions à nous fondre dans l'aplatissement des propositions, derrière quelques femmes et hommes habiles à se promouvoir.