L'élection présidentielle est une élection majeure dans le système politique français, celle à laquelle le plus grand nombre de nos concitoyens participe, du moins jusqu’à présent. Pour savoir si elle est compatible avec la démocratie, il faut d’abord regarder dans quel cadre institutionnel elle a lieu.
Et pour cela, il faut prendre en compte plusieurs temps :
➣Celui des élections elles-mêmes : présidentielle, puis législatives en 2017 ;
➣ Celui du changement constitutionnel ;
➣ Enfin celui du projet politique.
mercredi 15 février 2017
Vers un nouveau cycle de l'altermondialisme, par Gus Massiah
Je vous propose quelques réflexions personnelles sur le passage à un nouveau cycle de l’altermondialisme qui interpelle les forums sociaux mondiaux et leur avenir.
La définition que nous retenions de l’altermondialisme est celle d’un mouvement historique d’émancipation qui prolonge et renouvelle les mouvements historiques précédents ; le mouvement ouvrier, le mouvement paysan, le mouvement de la décolonisation, … Ce mouvement commence à la fin des années 1970 avec une nouvelle phase de la mondialisation capitaliste, celle du néolibéralisme et de la financiarisation.
Il a déjà connu plusieurs phases : au départ, la phase de reprise en main après la décolonisation, avec l’imposition des plans d’ajustement structurel et l’arme de la dette ; la phase de la contestation des institutions internationales de la financiarisation à partir des mobilisations mondiales contre le G7 et le G20, le FMI, la Banque Mondiale, et l’OMC ; la phase actuelle qui commence en 2000 est celle des forums sociaux mondiaux, c’est celle qui est en voie d’épuisement.
La définition que nous retenions de l’altermondialisme est celle d’un mouvement historique d’émancipation qui prolonge et renouvelle les mouvements historiques précédents ; le mouvement ouvrier, le mouvement paysan, le mouvement de la décolonisation, … Ce mouvement commence à la fin des années 1970 avec une nouvelle phase de la mondialisation capitaliste, celle du néolibéralisme et de la financiarisation.
Il a déjà connu plusieurs phases : au départ, la phase de reprise en main après la décolonisation, avec l’imposition des plans d’ajustement structurel et l’arme de la dette ; la phase de la contestation des institutions internationales de la financiarisation à partir des mobilisations mondiales contre le G7 et le G20, le FMI, la Banque Mondiale, et l’OMC ; la phase actuelle qui commence en 2000 est celle des forums sociaux mondiaux, c’est celle qui est en voie d’épuisement.
lundi 13 février 2017
Un changement de période ? Stratégie des mouvements et projet d’émancipation, par Gustave Massiah
Nous sommes dans une période de grands bouleversements et de très fortes incertitudes. Nous vivons probablement un changement de période dans lequel se crispent les anciennes tendances et s’amorcent de nouvelles. La citation de Gramsci est d’une grande actualité « le vieux monde se meurt ; le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Il faut à la fois lutter contre les monstres et construire le nouveau monde. Il n’y a pas de fatalité, ni dans le succès, ni dans l’échec.
De 2008 à 2015 s’ouvre une nouvelle séquence dans l’histoire longue de la situation mondiale. Depuis 2011, des mouvements massifs, quasi insurrectionnels, témoignent de l’exaspération des peuples. Les révoltes des peuples répondent à la crise structurelle officiellement admise depuis 2008. Elles confirment l’épuisement de cette phase de la mondialisation capitaliste.
La situation mondiale semble désespérante
De 2008 à 2015 s’ouvre une nouvelle séquence dans l’histoire longue de la situation mondiale. Depuis 2011, des mouvements massifs, quasi insurrectionnels, témoignent de l’exaspération des peuples. Les révoltes des peuples répondent à la crise structurelle officiellement admise depuis 2008. Elles confirment l’épuisement de cette phase de la mondialisation capitaliste.
Le Papier Mâché, un restaurant-librairie autogéré (1978-1985) – Christian Vaillant – Editions Repas (2016), par Bruno Della Sudda
Dans ce petit livre très vivant, l’auteur – qui fut l’un des principaux animateurs du Papier mâché dans le Vieux-Nice de 1978 à 1985 et le seul à y avoir été salarié de manière continue tout au long de cette expérience – insiste à juste titre sur le contexte local et national, et le lien entre le projet du Papier mâché avec les aspirations radicales de l’après-68 à vivre autrement, à mettre en pratique les principes d’autogestion, y compris dans la vie quotidienne avec le phénomène communautaire, élément-clé de la contre-culture des années 1960 et 1970 mais très largement ignoré dans le discours habituel de la gauche radicale elle-même sur l’après-68.
Le projet du Papier mâché – dont l’auteur est l’un des concepteurs – se veut « lieu d’animation et d’échanges, de réflexion et de convivialité de toute la mouvance d’extrême-gauche mais aussi de la population en général ».
Le projet du Papier mâché – dont l’auteur est l’un des concepteurs – se veut « lieu d’animation et d’échanges, de réflexion et de convivialité de toute la mouvance d’extrême-gauche mais aussi de la population en général ».
dimanche 12 février 2017
Le Papier Mâché, un restaurant-librairie autogéré (1978-1985), en débat à la librairie Masséna à Nice le 22 février à 19h
De
1978 à 1985, à Nice, un collectif a autogéré un lieu qui regroupait un
restaurant et une librairie, mais aussi une salle de spectacle, un lieu de
réunions, une salle d’exposition… Un des membres du collectif en propose un
récit.
Ce livre raconte l’histoire d’un collectif créateur d’un lieu autogéré,
d’activités multiples (librairie, restaurant, salle de réunions, cinéma,
théâtre, lieu d’expositions…), à Nice de 1978 à 1985. L’essentiel du livre est
consacré à la description de la naissance du projet et du collectif, aux
activités qui ont été mises en œuvre pendant sept ans et au mode de
fonctionnement du collectif. Il a paru important d’y ajouter des éléments de
contexte de la société française des années 1970, et aussi plus anciens, dont
le Papier mâché paraît être à la fois la conséquence et l’illustration.
Ce que structure le mode de scrutin présidentiel, par Eugène Begoc
Il y eut l'élection de 1965 - de Gaulle tout juste mis en ballotage - et l'élection de 1969, dont le second tour opposa deux droites :bien avant le 21 avril 2002, le scrutin présidentielzoomait sur les failles des gauches.
En 2017, l’éclairage est particulièrement éprouvant : une des gauches les plus bêtes au monde se démet au profit d’une droite qui ne l’est pas moins dans une architecture constitutionnel et un mode de scrutin sans équivalent dans le continent.
Tant bien que mal, le vote unipersonnel à deux tours favorise une confrontation de premier tour disposée sur quatre cases : deux à droite, deux à gauche. Pour de Gaulle il s'agissait d'installer un nationalisme modéré entre les droites atlantistes et poujadistes ; le PC réunissant une voix sur cinq, il s’agissait également de préserver le bloc qui le concurrençait à gauche, la SFIO et les autres partis de la troisième voie que le bellicisme en Algérie avait discrédités.
En 2017, l’éclairage est particulièrement éprouvant : une des gauches les plus bêtes au monde se démet au profit d’une droite qui ne l’est pas moins dans une architecture constitutionnel et un mode de scrutin sans équivalent dans le continent.
Tant bien que mal, le vote unipersonnel à deux tours favorise une confrontation de premier tour disposée sur quatre cases : deux à droite, deux à gauche. Pour de Gaulle il s'agissait d'installer un nationalisme modéré entre les droites atlantistes et poujadistes ; le PC réunissant une voix sur cinq, il s’agissait également de préserver le bloc qui le concurrençait à gauche, la SFIO et les autres partis de la troisième voie que le bellicisme en Algérie avait discrédités.
lundi 6 février 2017
Le social-libéralisme est-il social(iste) ? Compte-rendu du débat des Amis de Tribune Socialiste le 14 octobre 2016, par Jacques Pigaillem
De la social-démocratie au social-libéralisme (Bernard Ravenel)
On peut remonter à John Stuart Mill, économiste et philosophe anglais du 19è, espérant concilier libéralisme économique (dont il est le chantre) et justice sociale. Son instauration naît des crises du modèle social-démocrate.
Suite à la crise de 1929, la social-démocratie avait intégré un keynésianisme fondé sur l’accumulation et la croissance, conjuguées à une répartition plus égalitaire de leurs fruits.
En 1945, grâce à un rapport de forces favorable, le monde du travail impose l'Etat social ou l'Etat providence (Welfare state). Ce modèle réussit à assurer le plein-emploi et la hausse des salaires, à instaurer des droits sociaux (la Sécu!) et un pouvoir syndical. Il y a un certain équilibre entre croissance du capital (modèle tayloriste-fordiste) et croissance du travail.
On peut remonter à John Stuart Mill, économiste et philosophe anglais du 19è, espérant concilier libéralisme économique (dont il est le chantre) et justice sociale. Son instauration naît des crises du modèle social-démocrate.
Suite à la crise de 1929, la social-démocratie avait intégré un keynésianisme fondé sur l’accumulation et la croissance, conjuguées à une répartition plus égalitaire de leurs fruits.
En 1945, grâce à un rapport de forces favorable, le monde du travail impose l'Etat social ou l'Etat providence (Welfare state). Ce modèle réussit à assurer le plein-emploi et la hausse des salaires, à instaurer des droits sociaux (la Sécu!) et un pouvoir syndical. Il y a un certain équilibre entre croissance du capital (modèle tayloriste-fordiste) et croissance du travail.
mardi 31 janvier 2017
A lire dans le revue ContreTemps n°32 un dossier sur le colloque du Réseau sur l'élection présidentielle
Le numéro 32 de la revue ContreTemps de janvier 2017
est paru. Avec un dossier reprenant l'essentiel des interventions du colloque organisé par le Réseau sur l'élection présidentielle.
http://www.contretemps.eu/
Pour s’abonner en ligne, cliquez ici.
Sommaire
Edito
DOSSIER :
http://www.contretemps.eu/
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Sommaire
Edito
DOSSIER :
vendredi 27 janvier 2017
"L'autogestion et les processus révolutionnaires de notre temps" : le séminaire initialement prévu le 19 mars est reporté
Le cas des révolutions indo-afro-latino-américaines et des révolutions arabes
Le séminaire de réflexion et de débat initialement prévu le dimanche 19 mars prochain, de9h30 à 17h, au Maltais Rouge, 40 rue de Malte 75011 Paris, est reporté de quelques semaines compte-tenu de l'actualité politique.
En débat : "L'autogestion et les processus révolutionnaires de notre temps : le cas des révolutions indo-afro-latino-américaines et des révolutions arabes"
Déroulement de la journée
Le séminaire de réflexion et de débat initialement prévu le dimanche 19 mars prochain, de9h30 à 17h, au Maltais Rouge, 40 rue de Malte 75011 Paris, est reporté de quelques semaines compte-tenu de l'actualité politique.
En débat : "L'autogestion et les processus révolutionnaires de notre temps : le cas des révolutions indo-afro-latino-américaines et des révolutions arabes"
Déroulement de la journée
mercredi 18 janvier 2017
"La question centrale est celle de la stratégie". Entretien avec Henri Lefebvre (1979)
Peu avant le premier terme de l'alternance, au milieu des
années quatre-vingt, Henri Lefebvre s'engagea dans la création de la revue
Marxisme, Mouvement, Modernité en même temps qu'il réunit un groupe de travail
autour de la question "quel projet de société porter ?" Le texte
ci-dessous est un peu antérieur et éclaire la visée.
Publié en 1979, en parallèle de la publication de ses
dialogues avec Catherine Régulier ("La révolution n'est plus ce qu'elle
était"), il met à jour la question d'une stratégie de ruptures et
d'ouvertures pour notre époque.
Aujourd'hui, en partie dans d'autres conditions et d'autres
termes, cette question de la stratégie se repose pleinement. Le mouvement
contre la loi travail s'est heurté au mur de l'État mais il a nourri
l'expérimentation spontanée de formes démocratiques en renouvellement,
explicite dans Nuit debout!
À nouveau à l'aube d'un nouveau moment politique,
la question première redevient la stratégie autogestionnaire dont l'auteur
esquisse de précieux jalons ici.
Eugène Begoc
vendredi 13 janvier 2017
Argentine : solidarité internationale avec les travailleur-se-s de Bauen contre le veto et pour l'expropriation
Pour la confirmation de la loi d’expropriation votée par le Congrès argentin le 30 novembre 2016 et remise en cause par le président Macri
Après 14 ans de lutte, le Sénat argentin a promulgué, le 30 novembre 2016, la loi d’expropriation de l’hôtel Bauen en faveur de la coopérative de travailleur-se-s. L’entrée en vigueur de cette loi consolidait l'autogestion des travailleurs et rendait une justice historique, puisque les anciens propriétaires de l'hôtel l'avaient construit avec un prêt public, octroyé par la dictature militaire sanglante de 1976-83, qui n'a jamais été remboursé.
Après 14 ans de lutte, le Sénat argentin a promulgué, le 30 novembre 2016, la loi d’expropriation de l’hôtel Bauen en faveur de la coopérative de travailleur-se-s. L’entrée en vigueur de cette loi consolidait l'autogestion des travailleurs et rendait une justice historique, puisque les anciens propriétaires de l'hôtel l'avaient construit avec un prêt public, octroyé par la dictature militaire sanglante de 1976-83, qui n'a jamais été remboursé.
vendredi 6 janvier 2017
Tunisie : la commune de Jemma, par Tahar Etahri, président de l'association Jemma (Paris le 6 décembre 2016)
Permettez-moi d'emprunter un titre employé par le Dr Ayman Hussein, en parlant de l’expérience
de Jemna: "la Commune de Jemna". Même si nous ne prétendons pas atteindre quoi que ce soit des
réalisations de la Commune de 1871, nous aspirons à suivre les traces de nos ancêtres les
Communards. Avant d'entrer dans le vif du sujet - la gestion et l'auto-financement dans l'expérience de Jemna - je vais vous présenter sommairement l’historique de la palmeraie.
Historique de la palmeraie
Notre oasis est le symbole de la spoliation, de la corruption et de la malversation. Elle est d’ailleurs l’exemple régional pour ne pas dire national le plus frappant et le plus ancien.
lundi 2 janvier 2017
Israël : Netanyahou se prend une double gifle, par Michael Warschawski
C'est une double claque, l'une plus retentissante que l'autre, que s'attrape Benjamin Netanyahou à la fin de l'année 2016 : la première est l'abstention des Etats-Unis dans un vote du Conseil de Sécurité qui dénonce la colonisation juive en Cisjordanie; il s'agit d'une première, car depuis 1983 les Etats-Unis ont toujours utilisé de leur droit de veto pour faire échouer une initiative qui dénonce la politique israélienne.
La seconde claque est la déclaration politique du Secrétaire d'Etat John Kerry qui critique dans des termes extrêmement fermes la politique israélienne d'occupation coloniale et met en garde sur ses implications à long terme pour l'avenir d'Israël.
La seconde claque est la déclaration politique du Secrétaire d'Etat John Kerry qui critique dans des termes extrêmement fermes la politique israélienne d'occupation coloniale et met en garde sur ses implications à long terme pour l'avenir d'Israël.
mercredi 28 décembre 2016
Féminisme et autogestion, par Bruno Della Sudda, Florence Ciaravola, Romain Testoris, Magali Della Sudda
Si les premières analyses des années 1960 prirent pour référence
le marxisme, s’y référant ou s’y opposant, les années 1970 ont
vu le postmodernisme s’intéresser avant tout au discours, au
langage et à la représentation.
Aujourd’hui, l’analyse matérialiste qui prend en compte les inégalités liées aux structures et aux systèmes est plus pertinente que jamais dans un système mondialisé complexe marqué par l’intersectionnalité – où la question du genre et celle des origines s’entrecroisent –, où l’oppression spécifique des femmes croise l’exploitation capitaliste que la crise aggrave pour toutes et tous, y compris dans les pays les plus riches.
Les luttes des femmes et les théorisations relatives aux rapports sociaux inégalitaires qui leur sont liées, dans leur diversité, ont montré qu’il n’y a pas de « problème des femmes », mais un problème de relations entre hommes et femmes.
Aujourd’hui, l’analyse matérialiste qui prend en compte les inégalités liées aux structures et aux systèmes est plus pertinente que jamais dans un système mondialisé complexe marqué par l’intersectionnalité – où la question du genre et celle des origines s’entrecroisent –, où l’oppression spécifique des femmes croise l’exploitation capitaliste que la crise aggrave pour toutes et tous, y compris dans les pays les plus riches.
Les luttes des femmes et les théorisations relatives aux rapports sociaux inégalitaires qui leur sont liées, dans leur diversité, ont montré qu’il n’y a pas de « problème des femmes », mais un problème de relations entre hommes et femmes.
mardi 27 décembre 2016
L'autogestion comme mot d’ordre d’action, par Michel Pablo (1968)
On n’a jamais parlé autant de l’autogestion dans un pays capitaliste,
qu’actuellement en France. Dans l’espace de quelques
semaines l’idée de l’autogestion a tenté des milieux les plus
divers, jusqu’au pouvoir, qui dans la personne de De Gaulle se
fait maintenant l’avocat de la « participation ».
Certes, le contenu que chacun donne à l’autogestion n’est pas le même. Mais le dénominateur commun à tous ceux qui parlent de « participation » consiste dans le fait que tous admettent la nécessité de la participation démocratique des producteurs et des citoyens à la gestion de la vie économique, politique et sociale du pays.
Ce qui les différencie, c’est naturellement l’ampleur et la forme concrète que doit prendre cette participation à la gestion. Il serait particulièrement intéressant […] de réunir toutes les opinions émises dans les milieux les plus divers au sujet de l’autogestion pour démontrer à quel point cette idée est devenue consciemment ou inconsciemment, de manière claire ou confuse, l’idée-force, l’idée centrale, à partir de laquelle on sent qu’il est possible et nécessaire de remodeler l’ensemble de la vie sociale.
Certes, le contenu que chacun donne à l’autogestion n’est pas le même. Mais le dénominateur commun à tous ceux qui parlent de « participation » consiste dans le fait que tous admettent la nécessité de la participation démocratique des producteurs et des citoyens à la gestion de la vie économique, politique et sociale du pays.
Ce qui les différencie, c’est naturellement l’ampleur et la forme concrète que doit prendre cette participation à la gestion. Il serait particulièrement intéressant […] de réunir toutes les opinions émises dans les milieux les plus divers au sujet de l’autogestion pour démontrer à quel point cette idée est devenue consciemment ou inconsciemment, de manière claire ou confuse, l’idée-force, l’idée centrale, à partir de laquelle on sent qu’il est possible et nécessaire de remodeler l’ensemble de la vie sociale.
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