31, rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
Métro ligne 2, Colonel Fabien ; bus 75 ou 26
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai et juin 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement.
Mais 1968 ne se résume ni à la France, ni aux seuls mois de mai et de juin. Les « années 68 » sont marquées par des luttes dans lesquelles des dynamiques autogestionnaires sont en œuvre.
En France, dans l’après-68 on le note tant dans les établissements scolaires et universitaires (Le 1973 lycéen, Vincennes) que dans les entreprises (Lip, Pil, Imro…), sur le plateau du Larzac, dans les expérimentations communautaires.
lundi 27 août 2018
mardi 21 août 2018
Le « campisme » Une vision idéologique des questions internationales , par Bernard Dréano
Intervention prononcée à l'occasion du cycle Mai 68 vu des Suds Séance de clôture, le 14 avril 2018 au CICP
A l’époque de la guerre froide, nombre de mouvements de gauche, et pas seulement les partis communistes orthodoxes, professaient la défense absolue du « camp socialiste », nouvelle forme supposée « internationaliste » du right or wrong my country 1.
Un nouveau « campisme » consiste à soutenir certains mouvements ou certaines politiques d’Etats considérés comme « anti-impérialistes » au nom de leur résistance supposée à l’impérialisme hégémonique états-unien et occidental, ce dernier étant accusé d’être à l’origine de toute contestation populaire qui s’opposerait à ces Etats ou mouvements…
Un « campisme » sans camp et sans alternative anti-impérialiste réelle …, consistant à soutenir certains Etats, certains régimes au nom de présupposés géopolitico-idéologiques,
A l’époque de la guerre froide, nombre de mouvements de gauche, et pas seulement les partis communistes orthodoxes, professaient la défense absolue du « camp socialiste », nouvelle forme supposée « internationaliste » du right or wrong my country 1.
Un nouveau « campisme » consiste à soutenir certains mouvements ou certaines politiques d’Etats considérés comme « anti-impérialistes » au nom de leur résistance supposée à l’impérialisme hégémonique états-unien et occidental, ce dernier étant accusé d’être à l’origine de toute contestation populaire qui s’opposerait à ces Etats ou mouvements…
Un « campisme » sans camp et sans alternative anti-impérialiste réelle …, consistant à soutenir certains Etats, certains régimes au nom de présupposés géopolitico-idéologiques,
mercredi 25 juillet 2018
Bilan et perspectives du Mouvement Altermondialiste après le forum social mondial de Salvador de Bahia 2018
A un moment où la référence altermondialiste semble présenter moins d’intérêt au sein de la gauche de gauche, en particulier dans notre pays, c’est le thème que notre Réseau pour l’Autogestion, les Alternatives, l’Altermondialisme, l’Ecologie et le Féminisme avait choisi d’approfondir lors de la journée de travail qu’il a tenue le 9 juin dernier au Maltais Rouge à Paris.
Pour nous, même s’il en est moins questions dans les grands médias, les apports de ce Mouvement au projet d’émancipation gardent toute leur pertinence et il continue à irriguer les mobilisations à travers la planète.
C’est ainsi qu’après que Bruno Della Sudda soit revenu sur l’histoire de l’Altermondialisme et sur l’originalité de ses caractéristiques politiques, Gus Massiah, acteur majeur des forums sociaux mondiaux, nous a fait part des évolutions de ce Mouvement.
Nous mettons en ligne les vidéos de leurs interventions respectives :
Pour nous, même s’il en est moins questions dans les grands médias, les apports de ce Mouvement au projet d’émancipation gardent toute leur pertinence et il continue à irriguer les mobilisations à travers la planète.
C’est ainsi qu’après que Bruno Della Sudda soit revenu sur l’histoire de l’Altermondialisme et sur l’originalité de ses caractéristiques politiques, Gus Massiah, acteur majeur des forums sociaux mondiaux, nous a fait part des évolutions de ce Mouvement.
Nous mettons en ligne les vidéos de leurs interventions respectives :
lundi 23 juillet 2018
Paris samedi 13 octobre 2018 : "L'Autogestion dans les années 68"
31 rue de la Grange aux
Belles 75010 Paris
Journée débat co-organisée par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires.
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai et juin 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement.
lundi 2 juillet 2018
Communs et autogestion, de quoi parle-t-on ? Retour sur la réunion de réflexion du 12 avril dernier
Quelques éléments des exposés introductifs
Autogestion par Catherine Samary
Autogestion et communs sont deux notions qui remettent en cause la propriété privée.
L’autogestion est un principe d’organisation d’une autre société. Elle est incompatible avec un système capitaliste car elle met en cause la nature de la propriété, qui doit être socialisée, les rapports de domination liés au salariat, le rôle de la monnaie et la forme de financement qui ne doivent pas donner un pouvoir sur la gestion et sur l’organisation du travail.
Cette incompatibilité ne signifie pas qu’il faille attendre le Grand Soir, tout en sachant que toute expérience dans un cadre capitaliste risque de se terminer par un enlisement et une intégration dans le mode dominant.
Autogestion par Catherine Samary
Autogestion et communs sont deux notions qui remettent en cause la propriété privée.
L’autogestion est un principe d’organisation d’une autre société. Elle est incompatible avec un système capitaliste car elle met en cause la nature de la propriété, qui doit être socialisée, les rapports de domination liés au salariat, le rôle de la monnaie et la forme de financement qui ne doivent pas donner un pouvoir sur la gestion et sur l’organisation du travail.
Cette incompatibilité ne signifie pas qu’il faille attendre le Grand Soir, tout en sachant que toute expérience dans un cadre capitaliste risque de se terminer par un enlisement et une intégration dans le mode dominant.
lundi 4 juin 2018
Populisme... ou bien émancipation et autogestion. Les débats
Le 24 Mars dernier, notre Réseau a tenu une journée de réflexion sur la signification et les limites de ce qu'on appelle le "populisme de gauche". Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris.
Après avoir publié sur le blog les exposés introductifs des 3 intervenants pressentis pour cette journée de travail, nous mettons en ligne l'enregistrement vidéo des extraits les plus significatifs des débats qui ont suivi :
- le débat autour des thèses de E Laclau et C Mouffe :
- "Eux et nous" - le débat :
Après avoir publié sur le blog les exposés introductifs des 3 intervenants pressentis pour cette journée de travail, nous mettons en ligne l'enregistrement vidéo des extraits les plus significatifs des débats qui ont suivi :
- le débat autour des thèses de E Laclau et C Mouffe :
- Populismes en Amérique indo afro latine - le débat :
- "Eux et nous" - le débat :
dimanche 20 mai 2018
Altermondialisme, bilan et perspectives après Salvador de Bahia 2018, samedi 9 juin au Maltais rouge. Invitation
Dès le début des années 2000, nous avions perçu et analysé le mouvement altermondialiste comme un mouvement d'émancipation majeur.
Appelé aussi le « mouvement des mouvements », l'altermondialisme a eu un impact considérable et il a été pour nous un terrain de participation active et d'observation à la fois pratique et théorique, d'un point de vue à la fois autogestionnaire, écologiste, féministe et bien sûr internationaliste.
Après le coup d'envoi de Porto-Alegre, les nombreuses éditions précédentes du FSM et celle de Salvador de Bahia en mars dernier, mais aussi la multiplication des forums thématiques, où en est aujourd'hui l'altermondialisme ?
Que signifie le fait qu'il semble passé de mode quand on observe le faible traitement médiatique qui lui a été réservé à l'occasion des éditions du FSM de Tunis en 2013 et 2015, qui ont pourtant été des succès ?
Après le coup d'envoi de Porto-Alegre, les nombreuses éditions précédentes du FSM et celle de Salvador de Bahia en mars dernier, mais aussi la multiplication des forums thématiques, où en est aujourd'hui l'altermondialisme ?
Que signifie le fait qu'il semble passé de mode quand on observe le faible traitement médiatique qui lui a été réservé à l'occasion des éditions du FSM de Tunis en 2013 et 2015, qui ont pourtant été des succès ?
Populisme... ou bien autogestion et émancipation ?
C'était le thème de la journée de réflexion que le Réseau pour l'Autogestion, les Alternatives, l'Altermondialisme, l'Ecologie et le Féminisme a tenu le Samedi 24 Mars.
Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris et qui a démarré, en guise d'exposé introductif au débat, par un regard critique porté par Pierre Khalfa sur les thèses d'Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, deux penseurs du populisme qui font aujourd'hui référence dans une partie de la gauche européenne. Des thèses qui, selon l'intervenant, comportent une part de vérité comme la rupture avec la "centralité ouvrière" dans le combat pour l'émancipation au sein des sociétés modernes; mais qui révèlent aussi des contradictions dans le raisonnement et des risques de forte dérive avec le rôle dévolu par ces auteurs au "leader" qui doit "construire le peuple"
Une journée qui a réuni une trentaine de personnes dans la salle du Maltais Rouge à Paris et qui a démarré, en guise d'exposé introductif au débat, par un regard critique porté par Pierre Khalfa sur les thèses d'Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, deux penseurs du populisme qui font aujourd'hui référence dans une partie de la gauche européenne. Des thèses qui, selon l'intervenant, comportent une part de vérité comme la rupture avec la "centralité ouvrière" dans le combat pour l'émancipation au sein des sociétés modernes; mais qui révèlent aussi des contradictions dans le raisonnement et des risques de forte dérive avec le rôle dévolu par ces auteurs au "leader" qui doit "construire le peuple"
vendredi 27 avril 2018
Où va la droite française ? , par Yvon Kervella
La République en Marche a pour cohérence l'alignement inconditionnel sur le titulaire de l'Élysée. Le néoconservatisme élyséen décomplexé affiche ses sources, la pensée réactionnaire de Ricoeur et, "en même temps", les orientations délirantes d'Attali, celui qui se projette en parrain du capitalisme à la française. Les premiers pas du binôme Philippe-Macron ne sont d'ailleurs pas sans rappeler l'allure cahotante du binôme Debré-de-Gaulle qui déploya, trois ans durant, des mesures d'une grande brutalité tout en divergeant sur l'indépendance algérienne.
L'implosion des deux partis de gouvernement de la quatrième République française, le MRP et la SFIO, est un autre facteur de parenté des deux moments, tant l'autodestruction du PS et le retour avorté du clan affairiste Fillon-Sarkozy ont pesé dans l'improbable résultat institutionnel de 2017.
lundi 23 avril 2018
L’autogestion en mai et juin 1968 en France. Report du débat
Compte tenu de la mobilisation
« Marée populaire » prévue le samedi 26 mai, les organisations parties prenantes de cette initiative reportent cette réunion à une date ultérieure.
Samedi 26 mai 2018 de 14 h à 19 h à l’Union Syndicale Solidaires – 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris,
Débat co-organisé par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires.
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement. Et il y a d’autres expériences qui restent encore dans l’ombre…
Samedi 26 mai 2018 de 14 h à 19 h à l’Union Syndicale Solidaires – 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris,
Débat co-organisé par Alternatives et autogestion (A&A), l’Association Autogestion (AA), l’Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), l’Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l’autogestion, les alternatives, l’altermondialisme, l’écologie et le féminisme (AAAEF), Solidarité écologie gauche alternative (SEGA), les éditions Syllepse et l’Union syndicale Solidaires.
Les expériences d’autogestion les plus avancées de Mai 68 sont connues : la « Commune de Nantes », les « soviets » du CEA de Saclay, la sortie sous contrôle syndical de la presse quotidienne, la Sorbonne, les Beaux-Arts. Elles sont rares et sont devenus des mythes. Il y a lieu de les faire connaître à nouveau, et encore plus largement. Et il y a d’autres expériences qui restent encore dans l’ombre…
lundi 16 avril 2018
Forum Social de Salvador de Bahia : quelques premières leçons, par Gustave Massiah
Le Forum Social Mondial de Salvador de Bahia s’est déroulé du 13 au 17 mars 2018. Le mot d’ordre retenu était « Résister c’est créer, résister c’est transformer ». Ce forum avait trois dimensions : un forum bahianais qui a été une grande réussite, un forum brésilien déterminé par la situation au Brésil et en Amérique latine, un forum international axé sur la situation mondiale et l’avenir des forums.
Le Forum a été très suivi.
Entre la marche et les activités, il y a eu suivant les estimations entre 50000 et 80000 participants. Ils venaient massivement de Bahia et du Brésil. Comme c’est le cas dans tous les forums, la plupart des participants viennent du pays et de la région. Il y a eu des participants de 120 pays. Surtout d’Amérique Latine, avec quelques autres fortes délégations (Allemagne, Espagne, France, Maroc, Québec, Suisse). Plusieurs mouvements africains étaient représentés. Il y avait des mouvements asiatiques en petit nombre (Inde, Chine, Népal, Japon, Indonésie, …).
Le Forum a été très suivi.
Entre la marche et les activités, il y a eu suivant les estimations entre 50000 et 80000 participants. Ils venaient massivement de Bahia et du Brésil. Comme c’est le cas dans tous les forums, la plupart des participants viennent du pays et de la région. Il y a eu des participants de 120 pays. Surtout d’Amérique Latine, avec quelques autres fortes délégations (Allemagne, Espagne, France, Maroc, Québec, Suisse). Plusieurs mouvements africains étaient représentés. Il y avait des mouvements asiatiques en petit nombre (Inde, Chine, Népal, Japon, Indonésie, …).
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