Les classes dirigeantes ont besoin, chaque fois que possible, du consentement ou de la résignation des dominé-e-s, et, chaque fois que nécessaire, d'user de la coercition contre elles/eux. L’éclatement du monde du travail, les discriminations, les contradictions qui traversent les couches populaires, sont également des conditions majeures de la pérennisation du système.
La convergence des luttes et propositions pour une alternative ne pourra s'opérer en considérant que les différences sont des obstacles à surmonter, mais en les assumant pour avancer ensemble contre l'adversaire commun.
C'est le cas dans le monde du travail, avec l'enjeu de revendications unifiantes et prenant en compte la nécessité absolue de la lutte contre le chômage, la précarité et les temps partiels subis, notamment par les femmes. C'est pourquoi le droit à l'emploi pour toutes et tous et la réduction du temps de travail sont des objectifs majeurs, au même titre qu'une répartition plus égalitaire des richesses, la mise hors marchandisation de la santé ou de l’éducation, et la sécurisation des parcours professionnels.
jeudi 22 décembre 2016
mercredi 21 décembre 2016
Pierre Naville et le PSU. Débat le 11 janvier avec Alain Cuenot au Maltais Rouge 18h30
Animateur remarqué de la Nouvelle gauche après 1945, membre fondateur du PSU en 1960, Pierre Naville défend sans relâche une pensée socialiste moderne et pluraliste reposant sur l’union des forces de gauche communistes et non communistes.
Face au pouvoir gaullien et son capitalisme d’Etat, il revendique un contrôle ouvrier de la production nationale, l’application des 35 heures, la retraite à 60 ans et jette les bases d’une première forme de pratique autogestionnaire.
Cofondateur de la sociologie du travail avec Georges Friedmann, il démontre par ses nombreuses publications (La vie de travail et ses problèmes, L’automation et le travail humain) comment les processus technologiques nouveaux liés à l’automation asservissent le salarié dans l’entreprise, reproduisant la logique d’exploitation du système capitaliste.
Face au pouvoir gaullien et son capitalisme d’Etat, il revendique un contrôle ouvrier de la production nationale, l’application des 35 heures, la retraite à 60 ans et jette les bases d’une première forme de pratique autogestionnaire.
Cofondateur de la sociologie du travail avec Georges Friedmann, il démontre par ses nombreuses publications (La vie de travail et ses problèmes, L’automation et le travail humain) comment les processus technologiques nouveaux liés à l’automation asservissent le salarié dans l’entreprise, reproduisant la logique d’exploitation du système capitaliste.
lundi 19 décembre 2016
Socialisme et autogestion (contribution à une esquisse des fondements de la démocratie directe), par Michel Raptis (Pablo) - 1977
1
)
L'autogestion est devenue synonyme de la démocratie
socialiste, c'est-à-dire du régime qui caractérise la société de transition succédant au capitalisme. On ne peut pas extrapoler abusivement sur l'avenir de cette société qui, selon Marx,
s'acheminerait vers le communisme, société
sans classes, et sans Etat.
Le devenir de la société des hommes est fonction de leur libre volonté qui, mue par une conscience plus approfondie des conditions qui la déterminent en dernière analyse, trouvera la force de faire agir les hommes en conséquence et transformer la société, selon un projet conscient.
Nous sommes encore loin d'une société d'hommes conscients, et surtout décidés d'agir en conséquence. L'ampleur de la mystification de la vie sociale des hommes, d'eux-mêmes, de la manière également de concevoir la nature, le monde extérieur dans lequel ils vivent, est toujours grande. L'écrasante majorité de l'humanité charrie dans son présent les survivances tenaces de son passé biologique et social, sans que la capacité critique et créatrice du cerveau humain puisse encore les dominer. La préhistoire de l'humanité n'est donc pas finie.
Le devenir de la société des hommes est fonction de leur libre volonté qui, mue par une conscience plus approfondie des conditions qui la déterminent en dernière analyse, trouvera la force de faire agir les hommes en conséquence et transformer la société, selon un projet conscient.
Nous sommes encore loin d'une société d'hommes conscients, et surtout décidés d'agir en conséquence. L'ampleur de la mystification de la vie sociale des hommes, d'eux-mêmes, de la manière également de concevoir la nature, le monde extérieur dans lequel ils vivent, est toujours grande. L'écrasante majorité de l'humanité charrie dans son présent les survivances tenaces de son passé biologique et social, sans que la capacité critique et créatrice du cerveau humain puisse encore les dominer. La préhistoire de l'humanité n'est donc pas finie.
ITAS (Croatie) : Interview de Dragutin Varga, syndicaliste, par Benoit Borrits
Nous publions ici une interview de
Dragutin Varga, syndicaliste croate, qui a largement favorisé la reprise
de l’entreprise ITAS par ses salariés en 2007. Cette entreprise
d’outils à commande numérique emploie aujourd’hui 210 personnes à Ivanec
dans le nord de la Croatie. Cette interview a été réalisée dans le
cadre de la rencontre internationale « L’économie des travailleurs » qui
s’est déroulée à Thessalonique du 28 au 30 octobre 2016.
Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Dragutin Varga et j’ai été embauché à ITAS 1 en 1973. Depuis cette date, je n’ai travaillé que dans cette entreprise. Je suis devenu syndicaliste lors de la phase de privatisation de celle-ci qui a menacé son existence. Durant cette période de conflits, de 2000 à 2005, j’ai été licencié cinq fois.
J’ai participé à la création d’un nouveau syndicat RIS qui commence à être présent dans d’autres entreprises de Croatie et qui est le seul à s’opposer aux privatisations.
Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Dragutin Varga et j’ai été embauché à ITAS 1 en 1973. Depuis cette date, je n’ai travaillé que dans cette entreprise. Je suis devenu syndicaliste lors de la phase de privatisation de celle-ci qui a menacé son existence. Durant cette période de conflits, de 2000 à 2005, j’ai été licencié cinq fois.
J’ai participé à la création d’un nouveau syndicat RIS qui commence à être présent dans d’autres entreprises de Croatie et qui est le seul à s’opposer aux privatisations.
mardi 13 décembre 2016
Production et consommation des viandes : comment le capitalisme conquiert notre alimentation ?
Notre Réseau continue à diffuser des documents élaborés en leur temps par les Alternatifs sur des thématiques qui sont toujours d’actualité et dont une relecture bien sur critique pourrait éclairer les débats sur des sujets controversés. Il en va ainsi du dossier rédigé en 2010 conjointement par les commissions écologie et agriculture/Alimentation sur la question de la viande.
Henri Mermé
La construction d'un système mondialisé et sa remise en cause
Introduction :
Alors que la production et la consommation des viandes, et plus globalement des produits animaux, continuent de croître dans le cadre du système capitaliste libéral mondialisé, diverses critiques et pratiques alternatives se développent.
Henri Mermé
La construction d'un système mondialisé et sa remise en cause
Introduction :
Alors que la production et la consommation des viandes, et plus globalement des produits animaux, continuent de croître dans le cadre du système capitaliste libéral mondialisé, diverses critiques et pratiques alternatives se développent.
lundi 5 décembre 2016
Révolution au 21ème siècle : temps court ou processus de révolution longue ? par Bruno Della Sudda
1 – Pourquoi la révolution longue ?
A - La singularité du coup de tonnerre d'octobre 1917 en Russie est celle d'un temps court et d'une rupture fulgurante vécue comme telle par des dizaines de millions dans toute l'Europe. La puissance de l'événement et l'immense lueur d'espoir qu'il a jeté sur le monde ne pleine boucherie de la Première guerre mondiale en a fait un modèle révolutionnaire et un paradigme combiné au bolchevisme, à la fois en tant que stratégie et conception du parti dirigeant, pour des générations de révolutionnaires et comme événement référence de la gauche communiste et de la gauche radicale du XX° siècle particulièrement en Europe.
La force de cet événement érigé en modèle nous a fait oublier les caractéristiques générales des révolutions, révolution russe comprise, qu'on ne peut réduire à une rupture mais qui sont faites d'une accumulation de ruptures plus ou moins importantes, plus ou moins radicales, étirées sur un temps plus long Les révolutions sont des processus, au temps plus long et des phénomènes non-linéaires
A - La singularité du coup de tonnerre d'octobre 1917 en Russie est celle d'un temps court et d'une rupture fulgurante vécue comme telle par des dizaines de millions dans toute l'Europe. La puissance de l'événement et l'immense lueur d'espoir qu'il a jeté sur le monde ne pleine boucherie de la Première guerre mondiale en a fait un modèle révolutionnaire et un paradigme combiné au bolchevisme, à la fois en tant que stratégie et conception du parti dirigeant, pour des générations de révolutionnaires et comme événement référence de la gauche communiste et de la gauche radicale du XX° siècle particulièrement en Europe.
La force de cet événement érigé en modèle nous a fait oublier les caractéristiques générales des révolutions, révolution russe comprise, qu'on ne peut réduire à une rupture mais qui sont faites d'une accumulation de ruptures plus ou moins importantes, plus ou moins radicales, étirées sur un temps plus long Les révolutions sont des processus, au temps plus long et des phénomènes non-linéaires
dimanche 4 décembre 2016
Vendredi 9 décembre à 20h : Autogestion, l’expérience algérienne
Dans le cadre de la sortie du film Algérie du possible de la réalisatrice Viviane Candas, une projection suivie d’un débat avec Mohammed Harbi, Gérard Chaliand et Slimane Benaissa aura lieu le
Vendredi 9 décembre à 20h (horaire à confirmer) au Cinéma La Clef, 34 Rue Daubenton, 75005 Paris
En rencontrant ses anciens compagnons de combat, le film suit le parcours d’Yves MATHIEU, né à Annaba, anticolonialiste en Afrique Noire puis avocat du FLN. À l’Indépendance de l’Algérie, il rédige les Décrets de Mars sur les biens vacants et l’autogestion, promulgués en 1963 par Ahmed BEN BELLA.
La vie d’Yves MATHIEU est rythmée par ses engagements dans une Algérie qu’on appelait alors « Le Phare du Tiers Monde ». La réalisatrice, qui est sa fille, revient sur les conditions de son décès en 1966. Algérie du possible, La révolution d’Yves Mathieu
Un film de Viviane Candas, Documentaire – France – 2015 – 82mn – DCP Sortie en salle le 7 décembre 2016 C’est un panorama passionnant, plein de fièvres et de doutes, sur la guerre et l’après-guerre d’Algérie que bien peu de Français et d’Algériens connaissent, un hommage émouvant à un homme qui a donné sa vie pour ce pays… Il est essentiel à la connaissance de l’histoire de l’Algérie contemporaine.
Vendredi 9 décembre à 20h (horaire à confirmer) au Cinéma La Clef, 34 Rue Daubenton, 75005 Paris
En rencontrant ses anciens compagnons de combat, le film suit le parcours d’Yves MATHIEU, né à Annaba, anticolonialiste en Afrique Noire puis avocat du FLN. À l’Indépendance de l’Algérie, il rédige les Décrets de Mars sur les biens vacants et l’autogestion, promulgués en 1963 par Ahmed BEN BELLA.
La vie d’Yves MATHIEU est rythmée par ses engagements dans une Algérie qu’on appelait alors « Le Phare du Tiers Monde ». La réalisatrice, qui est sa fille, revient sur les conditions de son décès en 1966. Algérie du possible, La révolution d’Yves Mathieu
Un film de Viviane Candas, Documentaire – France – 2015 – 82mn – DCP Sortie en salle le 7 décembre 2016 C’est un panorama passionnant, plein de fièvres et de doutes, sur la guerre et l’après-guerre d’Algérie que bien peu de Français et d’Algériens connaissent, un hommage émouvant à un homme qui a donné sa vie pour ce pays… Il est essentiel à la connaissance de l’histoire de l’Algérie contemporaine.
lundi 28 novembre 2016
La mort des civilisations ?, par Philippe Zarifian
La pensée écologique nous a appris à développer une réflexion et une action sur la disparition précipitée et artificiellement provoquée des espèces vivantes. Une formule la résume : la réduction de la bio-diversité. Il faut prendre cette réflexion avec rigueur pour éviter de tomber dans la naturalisme ou dans toute approche sentimentalo-nostalgique.
Que des espères disparaissent, cela n'a rien de nouveau et préoccupant en soi. Cela fait partie des grands cycles des mutations et des événements " catastrophiques " peuvent induire des disparitions brutales. Mais il faut porter attention aux deux adjectifs : " précipitée " et " artificiellement provoquée ".
Car, là où nous avons toutes bonnes raisons de nous préoccuper de la réduction de la bio-diversité (au sens large du terme), c'est qu'à la fois :
Que des espères disparaissent, cela n'a rien de nouveau et préoccupant en soi. Cela fait partie des grands cycles des mutations et des événements " catastrophiques " peuvent induire des disparitions brutales. Mais il faut porter attention aux deux adjectifs : " précipitée " et " artificiellement provoquée ".
Car, là où nous avons toutes bonnes raisons de nous préoccuper de la réduction de la bio-diversité (au sens large du terme), c'est qu'à la fois :
dimanche 27 novembre 2016
"Une crise globale, une crise de civilisation"
Nous continuons à publier des textes publiés par Les Alternatifs en particulier à l’occasion de leurs congrès à la fois parce qu’il nous semble utile de mettre à disposition de celles et de ceux qui s’intéressent à l’histoire de la gauche alternative les analyses faites par les organisations autogestionnaires mais surtout parce que nous avons la faiblesse de penser que celles-ci restent toujours largement d’actualité.
Henri Mermé
Partie 1 du texte voté par le congrès des Alternatifs de 2012
Une crise globale, une crise de civilisation
Henri Mermé
Partie 1 du texte voté par le congrès des Alternatifs de 2012
Une crise globale, une crise de civilisation
mercredi 23 novembre 2016
Cuve de l'EPR et falsifications nucléaires : l'effondrement prévisible et irréversible de l'atome de France, par Stéphane Lhomme Directeur de l'Observatoire du nucléaire
Lorsque des problèmes de conformité de la cuve de l’EPR de Flamanville ont été reconnus par Areva en avril 2015, il s’agissait presque d’une information anodine tant le chantier de ce réacteur a connu - et connait encore - de retards, malfaçons et surcoûts.
Mais, peu à peu, au fil des semaines et des révélations, cette affaire a dévoilé ce qui est incontestablement un des pires scandales industriels de tous les temps, tous pays confondus.
Ainsi l’industrie nucléaire française, présentée continuellement comme « triomphante », « exemplaire », « enviée dans le monde entier », est en réalité un repaire d’escrocs qui, depuis des décennies, bâclent la fabrication de milliers de pièces, les couvrent par des certificats de sûreté falsifiés, et les utilisent sans se rendre compte ou sans se préoccuper de leurs déficiences !
Mais, peu à peu, au fil des semaines et des révélations, cette affaire a dévoilé ce qui est incontestablement un des pires scandales industriels de tous les temps, tous pays confondus.
Ainsi l’industrie nucléaire française, présentée continuellement comme « triomphante », « exemplaire », « enviée dans le monde entier », est en réalité un repaire d’escrocs qui, depuis des décennies, bâclent la fabrication de milliers de pièces, les couvrent par des certificats de sûreté falsifiés, et les utilisent sans se rendre compte ou sans se préoccuper de leurs déficiences !
mardi 22 novembre 2016
"La démondialisation ou le chaos", un livre d'Aurélien Bernier, par Jean-Pierre Lemaire
Après la « Gauche radicale et
ses tabous » ( pourquoi Le Front de Gauche échoue face au
Front national. Seuil 2014)), Aurélien Bernier publie aux Éditions
Utopia « La démondialisation ou le chaos » sous-titré :
« Démondialiser, décroître et coopérer ».
Cet
ouvrage, bref mais dense, est à la fois original et stimulant. Il
relie dans une perspective inédite des éléments le plus souvent
séparés. Face aux impasses du capitalisme contemporain :
montée des inégalités, crise, ordre économique mondial dominé
par la finance, l'auteur propose ainsi une synthèse de trois
propositions programmatiques.
1/ La démondialisation
Le principe se veut une une rupture
avec la logique du libre-échange et la domination des
multinationales.
Fabriquer du collectif au service du sol, un bien commun ! par William Elie, les Amis de la Conf' et Solidaires écologie
L'actualité des luttes foncières au-delà de la nécessaire fédération des luttes et « zones à défendre » engage une réflexion d'organisation collective contre les prédations de terres et la dégradation de ce bien commun millénaire qu'est le sol, garant de notre alimentation et de nos paysages.
Réunis à Rouen les 18-19 novembre, les collectifs (Bouillons-terre d'avenir, Bure, Notre-Dame-des-Landes, « des T erres pas des H ypers », Haren-Belgique, Lentillères-Dijon, Reclaim the Fields)- accompagnés de Terre de Liens Normandie et des Amis de la Confédération paysanne, réactivent le Manifeste pour la sauvegarde des terres agricoles en questionnant les « Communs ».
Réunis à Rouen les 18-19 novembre, les collectifs (Bouillons-terre d'avenir, Bure, Notre-Dame-des-Landes, « des T erres pas des H ypers », Haren-Belgique, Lentillères-Dijon, Reclaim the Fields)- accompagnés de Terre de Liens Normandie et des Amis de la Confédération paysanne, réactivent le Manifeste pour la sauvegarde des terres agricoles en questionnant les « Communs ».
dimanche 20 novembre 2016
Autogestion & Syndicalisme, par Richard Neuville
« L’autogestion est à la fois un moyen de luttes frayant un chemin et un moyen de réorganisation de la société. Elle est également une culture irriguant la conscience collective » (1) . (Henri Lefebvre)
Le terme « autogestion » est assez récent (2) , même si le concept a traversé l’histoire de l’émancipation humaine : la Commune, les Soviets, les collectivisations d’Aragon et Catalogne, celles d’Algérie, Lip, les récupérations d’entreprises en Argentine, etc.
L’autogestion est à la fois une approche théorique pour approfondir la démocratie et des pratiques de démocratie directe. Elle n’est pas destinée à adoucir les maux de la société actuelle mais elle implique un changement radical et l’instauration d’une autre manière de vivre ensemble, entièrement nouvelle, qui reconnait à la fois l’individu et le collectif en tant qu’acteurs à part entière.
Le terme « autogestion » est assez récent (2) , même si le concept a traversé l’histoire de l’émancipation humaine : la Commune, les Soviets, les collectivisations d’Aragon et Catalogne, celles d’Algérie, Lip, les récupérations d’entreprises en Argentine, etc.
L’autogestion est à la fois une approche théorique pour approfondir la démocratie et des pratiques de démocratie directe. Elle n’est pas destinée à adoucir les maux de la société actuelle mais elle implique un changement radical et l’instauration d’une autre manière de vivre ensemble, entièrement nouvelle, qui reconnait à la fois l’individu et le collectif en tant qu’acteurs à part entière.
Un réseau international pour l'autogestion, par Christian Mahieux, syndicaliste SUD Rail
La première rencontre internationale dite « de l’économie des travailleur-ses » s’est tenue en 2007 en Argentine. Elle a réuni des travailleurs et des travailleuses d’usines récupérées et des collectifs de travail, des activistes sociaux et politiques, des syndicalistes et des universitaires.
Depuis, ces rencontres internationales se tiennent tout les deux ans et constituent un espace de rencontres, de discussions et de réflexions sur les défis auxquels les travailleurs et travailleuses sont confronté-es pour défendre par l’autogestion leurs moyens de subsistance contre les attaques du capitalisme mondialisé.
Depuis, ces rencontres internationales se tiennent tout les deux ans et constituent un espace de rencontres, de discussions et de réflexions sur les défis auxquels les travailleurs et travailleuses sont confronté-es pour défendre par l’autogestion leurs moyens de subsistance contre les attaques du capitalisme mondialisé.
1986, le mouvement étudiant contre la réforme Devaquet, un contenu autogestionnaire balbutiant
Il y a trente ans, à l’automne 1986, un projet de réforme de l’université, le « projet Devaquet » du nom du secrétaire d’Etat de l’époque à l’Enseignement supérieur et à la recherche, provoquait une mobilisation sans précédent depuis les « années 1968 ». Nous ne revenons pas ici sur le contenu précis du projet de réforme ni sur l’évènement qui fait l’objet à l’occasion des commémorations d’initiatives diverses : ateliers archives et mémoires étudiantes, projection-débats, rencontres et cérémonie en l’honneur du jeune Malik Oussékine frappé à mort par les forces de police (voir les annonces et liens après l’article) mais sur deux aspects qui relèvent de nos préoccupations : la forme de la lutte, et la question des alternatives « en positif » à une réforme gouvernementale.
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