Se fédérer organise le dimanche 18 avril de 10H à 13H une rencontre-discussion sur le thème: "2022, quels enjeux, quelle stratégie pour les anticapitalistes?"
https://zoom.us/j/98655679393?pwd=a0NPTUtoTHJYbVlJcnRMQ2NxS0lyZz09
Se fédérer organise le dimanche 18 avril de 10H à 13H une rencontre-discussion sur le thème: "2022, quels enjeux, quelle stratégie pour les anticapitalistes?"
Voici le lien
https://zoom.us/j/98655679393?pwd=a0NPTUtoTHJYbVlJcnRMQ2NxS0lyZz09
L’Inde est un état fédéral, avec un pouvoir réel des gouvernements régionaux. Ceci entraine des disparités importantes dans les politiques menées par exemple entre New Delhi et le Kerala seul Etat dirigé par le Parti communiste d’Inde (marxiste). Le gouvernement actuel du pays est dirigé par Narendra Modi du BJP, parti nationaliste, qui a profité de l’épuisement du Parti du Congrès dirigé depuis l’indépendance par la « famille » Gandhi Nehru.
Nous en sommes là.
Afin que, comme nous l’avions souhaité, cette séance de travail collectif ne soit pas une rencontre sans lendemain, mais l’ouverture d’un chantier, nous vous proposons de nous revoir en prolongeant le débat :
Le FSM virtuel de janvier 2021 s’est très bien passé, beaucoup mieux qu’on n’aurait pu le craindre compte tenu de la situation générale, des contraintes de la pandémie et du temps très court de préparation.
Les données sur la participation (9500 inscrits de 144 pays dont 1300 associations ; et 800 activités, dont près de 150 sur des initiatives et des mobilisations) sont disponibles à partir du lien suivant :
Le Forum a été confronté, du fait de la pandémie, à la nécessité d’organiser un forum virtuel.
Le numérique ouvre de nouvelles contradictions. Il permet certes des échanges internationaux sans vols internationaux et sans visas. Mais il manque la force des rencontres et le caractère festif et créatif du présentiel.
La démarche engagée par le Conseil International a été de mettre en avant de nombreux réseaux internationaux qui rappellent la nécessité d’une dimension internationale. Malgré les limites, qu’il faut analyser, cette démarche et l’engagement des trois groupes de travail (Facilitation, communication, finances) a permis de réussir cette étape de renouvellement des Forums sociaux mondiaux).
Alors que nous entamons une nouvelle décennie, la pandémie mondiale de Covid-19 continue de produire des victimes et de dévaster les économies du monde entier. Les conséquences du virus et l’aggravation de l’urgence climatique accroissent les inégalités sociales partout dans le monde. La lutte contre ces deux crises est la lutte pour la survie de l’humanité, de nos vies et de nos moyens de subsistance, pour la dignité humaine. Cette année est cruciale pour faire face à ces deux crises. Dans le passé, des mouvements populaires ont mis en avant la nécessité d’un changement de système, ce qui a amélioré la vie de millions de personnes, en particulier la majorité des peuples marginalisés. Par exemple, les mouvements ouvriers, féministes, de justice sociale, de lutte contre l’esclavage et le racisme, de libération, de paix, de jeunesse, environnementaux, écologiques, paysans et indigènes ont souvent réussi, grâce à leurs luttes, à changer l’histoire.
La situation que nous traversons est pétrie de
contradictions : d'un côté elle est rude, terrible à certains égards,
parfois désespérante ; mais de l'autre, elle est aussi porteuse
d'alternatives tangibles, de pratiques concrètes en rupture avec la logique
écrasante de l'autoritarisme politique et de la marchandisation généralisée.
C'est pour contribuer à la mise en commun de ces alternatives que Se fédérer
s'est constitué. Nous avons plus que jamais besoin de nous retrouver pour en
parler, échanger, rendre vivants nos espoirs et nos projets.
"Guy avait commencé son parcours militant à Cannes, alors qu'il était lycéen.
Il avait adhéré aux JC et avait été élu délégué des JC des Alpes-Maritimes au festival mondial de la jeunesse de Berlin en 1973.
Que nous disent aujourd'hui, dans une perspective post-capitaliste, les luttes, les mobilisations populaires et les pratiques alternatives ? En quoi contribuent-elles à une redéfinition de la politique?
Loi "travail", luttes contre les grands projets inutiles, gilets jaunes, mouvement contre la casse des retraites, marches pour le climat, mobilisations anti-racistes et contre les violences policières, mouvement féministe... Ces dernières années ont été riches en mobilisations sur des champs sociaux et sociétaux très divers.
Prendre en compte une situation mondiale contradictoire
Le choc de la pandémie et du climat a accentué les ébranlements de la crise financière et politique de 2008 qui s’était traduite par une évolution austéritaire, combinant austérité et autoritarisme, du néolibéralisme. Les contradictions économiques et financières, sociales, écologiques, démocratiques, idéologiques et géopolitiques atteignent un niveau inconnu historiquement.
La situation est profondément contradictoire au niveau mondial et dans de nombreux pays, comme l’a encore illustré la situation chaotique des Etats-Unis. L’austéritarisme risque d’évoluer vers néolibéralisme dictatorial, avec des idéologies identitaires et sécuritaires, porté par des couches sociales que la peur du déclassement et l’insécurité font basculer vers les droites extrêmes en laissant des marges de manoeuvre à des milices fascistes. Les nationalismes virulents sont à l’offensive, les régimes dictatoriaux se multiplient et plus d’un milliard de personnes vivent dans des régions en guerre. A l’inverse, des mouvements profonds démontrent des volontés de changement radical : le mouvement des femmes remet en question des rapports millénaires ; le mouvement de l’urgence climatique fait exploser les certitudes sur la conception du développement fondé sur la croissance productiviste ; le mouvement contre le racisme et les discriminations, à l’exemple de mouvements comme Black Lives Matters, les afro-féministes brésiliennes, les peuples autochtones, met en avant la décolonisation inachevée. Quels sont les enjeux du FSM 2021 par rapport à la situation mondiale ?
Réunis pour une conférence intitulée « Liberté d’expression, laïcité, blasphème : à qui profite l’instrumentalisation ? », les islamologues Olivier Roy et Haoues Seniguer, ainsi que la diplomate Leïla Shahid, ont déploré que l’on « chasse le religieux de l’espace public ».
Ce nouvel attentat, commis en octobre à la veille des vacances scolaires par un jeune radicalisé de nationalité russe et d’origine tchétchène, a encore exacerbé les débats en France sur la laïcité et l’islam, à l’heure du procès des attentats de 2015, dont celui ayant visé Charlie Hebdo, et d’une multiplication d’attaques terroristes.
L’Iremmo, l’Institut
d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, a réuni deux
islamologues – Olivier Roy et Haoues Seniguer –, ainsi qu’une
diplomate – Leïla Shahid –, pour débattre de ce sujet éminemment
sensible lors d’une conférence virtuelle intitulée : « Liberté
d’expression, laïcité, blasphème : à qui profite
l’instrumentalisation ? » (à voir ici).
Leïla Shahid est
diplomate palestinienne, ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de
l’Union européenne. Elle observe depuis 25 ans l’évolution en France des
questions d’islam et de laïcité.
Haoues Seniguer est maître
de conférences en science politique à Sciences-Po Lyon, directeur adjoint de
l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman, auteur
de L’Islamisme décrypté (L’Harmattan, 2020)
Olivier Roy est politologue, spécialiste des religions, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS. Il dirige le programme Méditerranée de l’Institut universitaire européen de Florence, en Italie. Il est l’auteur de L’Islam mondialisé (Seuil, 2002), de La Laïcité face à l’islam (Stock, 2005), de Le Djihad et la mort (Points Essais, 2016), ou encore de L’Europe est-elle chrétienne ? (Seuil, 2019).
Bruno Della Sudda
Dans les
quartiers Nord de Marseille, d’anciens salariés ont transformé en plateforme
solidaire leur restaurant mis en liquidation judiciaire. Distribution de colis
alimentaires, soins et chaleur humaine : ils veulent
pérenniser le
lieu.
Tribune. Quartiers Nord de Marseille : spectaculaire accumulation d’échecs des politiques menées dans tous les domaines ces dernières décennies. Notre secteur fut pendant six ans la plus grosse commune gérée par le Rassemblement national (RN) en France. Aux dernières élections, l’abstention est montée jusqu’à 90 %. A la grande précarité et l’abandon dans lesquels les habitants survivent et s’autoorganisent depuis si longtemps, la crise du Covid-19 s’est ajoutée, créant une situation exceptionnelle et potentiellement explosive.
Aujourd’hui, le Forum reste un outil important même si plusieurs mouvements sociaux (écologistes, syndicaux, coalitions en lutte contre le néolibéralisme, féministes, anti-racistes) ont construit leurs propres mécanismes d’échange à l’échelle locale et internationale.
Soirée-débat de Se fédérer - 11 décembre 2020 à partir de 20H
La prochaine soirée, en visio, aura lieu ce vendredi 11 décembre de 20H à 22H30. Elle aura pour thème "Éducation et émancipation" et est coorganisée avec l’ICEM-Pédagogie Freinet, le collectif Questions de classe(s) et Sud éducation Paris.
Un mois après, dans la revue Ballast, Françoise Vergès, historienne, sociologue, militante décoloniale au sein du Collectif Rosa Parks, s'appuie sur la notion d'intersectionnalité (sans la citer), encore assez peu connue en France, y compris dans les milieux militants radicaux. Visant à appréhender la complexité des identités et des inégalités sociales par une approche intégrée, elle réfute le cloisonnement et la hiérarchisation des catégories de sexe/genre, classe, race ou ethnicité. Elle postule au contraire leur interaction dans la production et la reproduction des inégalités sociales. C'est ainsi que F.V, si elle comprend et approuve le bien-fondé des luttes féministes en Europe durant la période coloniale, considère qu'il n'est plus possible aujourd'hui d'invisibiliser la situation des femmes noires en France, ce à quoi reviendrait, selon elle, un féminisme universaliste blanc gommant la diversité des expériences sociales. On pourrait ainsi penser que F.V. approuverait la décision de Sud Education 93, proposant un stage de formation non mixte et non blanc, non compatible avec le point de vue des féministes universalistes.